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ARTICLES


Désert pénal : quand l’inculture des droits humains devient un programme politique
La décision d’implanter une prison au cœur du désert, officiellement destinée aux barons de la drogue, a déclenché une vague de réactions qui dépasse le cadre sécuritaire. Si le gouvernement présente ce projet comme une mesure exceptionnelle pour isoler les réseaux criminels les plus dangereux, une partie de la population populiste s’en réjouit avec une ferveur qui interroge. Pour ces voix, la chaleur écrasante, l’éloignement et l’austérité deviennent des arguments, presque d
il y a 5 jours2 min de lecture


Le crime d’État que l’Algérie n’a jamais voulu nommer
La disparition forcée reste en Algérie un crime d’État méconnu, non pas faute de preuves ou de mobilisation, mais parce qu’un système politique entier s’est construit sur l’effacement, l’intimidation et la réécriture du passé. Trois décennies après le début des enlèvements massifs des années 1990, une majorité d’Algériens ignore encore l’ampleur du phénomène, sa qualification juridique, et surtout la responsabilité directe des institutions. Ce n’est pas un accident de mémoire
il y a 6 jours3 min de lecture


Les disparus, la mémoire confisquée et la résistance des familles : l’Algérie face à son crime continu
La journée internationale contre les disparitions forcées résonne en Algérie comme une blessure ouverte que l’État s’efforce de recouvrir d’un vernis juridique opaque. Derrière les chiffres, les rapports et les discours officiels, il y a des vies suspendues, des familles qui refusent l’oubli, et un pouvoir qui a méthodiquement construit un système pour empêcher toute vérité d’émerger. Le mouvement des familles de disparus est né au milieu des années 1990, dans un climat de te
30 août3 min de lecture


Bienvenue, madame Dutour
À Berlin, où il effectuait mercredi une visite d'État, Abdelmadjid Tebboune a assuré que « les opposants sont les bienvenus en Algérie » et que « chaque Algérien a le droit de critiquer ». Une hospitalité dont Nassera Dutour, 70 ans, mère de disparu et présidente du CFDA, mesure la sincérité depuis le 30 juillet 2025 : ce jour-là, la police aux frontières l'a refoulée de son propre pays, sans motif ni notification. Chronique d'un démenti vivant. Abdelmadjid Tebboune a de la c
16 juil.3 min de lecture


L’Algérie face à ses ombres : 23 terroristes neutralisés, et une Charte qui n’a jamais vraiment refermé la page
L’annonce par l’Armée nationale populaire, au premier semestre 2026, de la « neutralisation » de 23 terroristes et de l’arrestation de 147 soutiens rappelle une réalité que le discours officiel tente d’évacuer depuis deux décennies : le terrorisme n’a jamais totalement disparu en Algérie. Il s’est transformé, fragmenté, parfois dissous dans des réseaux criminels qui prospèrent dans les marges de l’économie informelle. Cette persistance interroge directement la Charte pour la
28 juin3 min de lecture


À Paris, les familles de disparus en Algérie interpellent le ministre de l’Intérieur : “Trente ans après, nous attendons toujours la vérité”
À l’occasion de la visite officielle à Paris du ministre algérien de l’Intérieur, Saïd Sayoud, le Collectif des Familles de Disparu(e)s en Algérie (CFDA) a rendu publique une lettre ouverte dénonçant la persistance du déni d’État autour des disparitions forcées des années 1990 et les entraves croissantes visant les défenseurs des droits humains. Les familles de disparus rappellent que des milliers de citoyens algériens ont disparu durant la décennie noire et que leurs proches
2 juin2 min de lecture


“Qui sera solidaire avec vous ?” : Rahmoune rappelle à la classe politique ses silences passés
Depuis son exil en France, l'avocat et secrétaire général de la FIDH, Aïssa Rahmoune n'épargne pas les partis politiques algériens qui dénoncent les effets de l'article 200 de la nouvelle loi électorale : ceux qui réclament aujourd'hui la solidarité auraient dû commencer par la pratiquer. Sur le plateau d'une chaîne privée, Aïssa Rahmoune a réglé ses comptes avec une méthode froide, sans effets de manche. Le secrétaire général de la Fédération internationale pour les droits h
1 juin3 min de lecture


Nassera Dutour, trente ans à chercher ce qu'il reste
À 70 ans, son fils disparu depuis 1997, interdite d'Algérie depuis juillet 2025, ses bureaux mis sous scellés en mars 2026 : Nassera Dutour ne lâche pas. En janvier 2025, au premier Congrès mondial sur les disparitions forcées réuni à Genève, Nassera Dutour a pris la parole lors de la cérémonie d'ouverture. Devant les représentants d'États qui, pour certains, pratiquent encore ce que d'autres sont venus condamner, la présidente de la Fédération Euro-méditerranéenne Contre
15 avr.3 min de lecture


Rapport mondial 2026 : la fermeture de l’espace public devient une stratégie de gouvernance
Le Rapport mondial 2026 de Human Rights Watch met en évidence une transformation profonde du paysage politique algérien. Au‑delà de la succession d’arrestations, de procès et d’interdictions, c’est une véritable stratégie de gouvernance qui se dessine : celle d’un État qui choisit de verrouiller méthodiquement l’espace public pour prévenir toute résurgence d’un mouvement contestataire comparable au Hirak. La criminalisation de la parole en ligne illustre cette évolution. Le
1 avr.3 min de lecture


L’Algérie face à son paradoxe : modernisation proclamée, répression judiciaire renforcée
L’Algérie aborde 2026 avec un discours officiel qui continue d’invoquer la modernisation et la refondation institutionnelle, mais les faits observés sur le terrain racontent une tout autre histoire. Depuis le début de l’année, le pays connaît une intensification des poursuites judiciaires visant syndicalistes, journalistes et défenseurs des droits humains, dans un climat où l’intimidation et le chantage pénal deviennent des outils de gouvernance à part entière. La fermeture d
19 mars2 min de lecture


Le siège de SOS Disparus ordonné scellé après vingt-cinq ans d’existence
Elles se retrouvaient chaque mercredi rue Mustapha Ben Boulaïd depuis 2001. Un arrêté de wilaya daté du 12 mars leur ferme désormais la porte. Pendant vingt-cinq ans, elles sont venues chaque mercredi au 21 rue Mustapha Ben Boulaïd, premier étage, commune d'Alger-Centre, avec leurs portraits encadrés et leurs dossiers. Des mères, pour la plupart, à la recherche de fils ou de maris arrachés pendant la décennie noire, entre 1992 et 2002. Ce local, ouvert par SOS Disparus, était
16 mars3 min de lecture


Le CNDH, un organe officiel en décalage avec la réalité des droits humains en Algérie
L’élection de Maya Sahli-Fadel à la présidence du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) , le 12 mars, intervient dans un contexte où la question des libertés fondamentales en Algérie est plus sensible que jamais. Bien que cette institution soit officiellement chargée de défendre les droits humains, sa dépendance structurelle à l’exécutif limite profondément sa crédibilité et son autonomie. Le fait que le ministre de la Justice et le président de la Cour suprême assis
12 mars3 min de lecture


“Tromperie”, “souveraineté”, “ordre public” : comment Alger justifie devant l'ONU le bannissement de Nassera Dutour
Dans un document transmis le 24 octobre 2025 au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, le gouvernement algérien assume pour la première fois l'interdiction d'entrée frappant la présidente du Collectif des familles de disparus en Algérie . Une réponse qui éclaire la manière dont Alger entend traiter, par la raison d'État, une affaire devenue le symbole du rétrécissement des libertés dans le pays. C'est un texte de huit pages, rédigé dans la langue policée des notes verbale
14 févr.6 min de lecture


“On est tous Nassera” : vague de solidarité pour la militante interdite d'entrée en Algérie
Militants, journalistes, avocats, partis d'opposition et proches de disparus…Les vidéos de soutien à Nassera Dutour se multiplient sur les réseaux sociaux. La figure des disparu(e)s forcé(e)s de la décennie noire, refoulée d'Algérie le 30 juillet 2025 sans aucun motif, vient de voir son recours rejeté dans des conditions qui alimentent la controverse. Le slogan “ On est tous Nassera ” circule désormais bien au-delà des cercles habituels de la défense des droits humains. Des
6 févr.5 min de lecture


Journée des droits de l'homme : Ces mères de disparu(e)s qui tiennent tête au silence d'État
Ce mardi 10 décembre à Alger, devant le siège du Conseil national des droits de l'homme, une dizaine de femmes en hijab et un homme se tiennent côte à côte sur le parvis. Dans leurs mains, des cadres contenant des photos de visages disparus. Trente ans après la décennie noire, le dossier algérien des disparitions forcées refuse de se refermer et s'impose désormais dans les arènes internationales de la lutte contre l'impunité. Le décor est sobre. Un bâtiment administratif av
10 déc. 20255 min de lecture


À Bogotá, l'Algérie des disparus trouve un écho mondial
Nassera Dutour lors du 42e Congrès mondial de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) Depuis le 27 octobre, la capitale colombienne accueille le 42e Congrès mondial de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) , une organisation centenaire qui fédère 192 ligues dans 117 pays. Cinq jours de débats et de résolutions, jusqu'au 31 octobre, sur un thème explicite, "Ici et maintenant ! Nous construisons la paix" . L'événement, organisé tous les
29 oct. 20254 min de lecture


Dans les coulisses des disparitions forcées en Afrique
Dans sa lettre de septembre 2025, l’ Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique a restitué le fruit d’une plongée longue et minutieuse dans un drame que le droit peine encore à nommer : la disparition forcée. Ce qu’elle a découvert dépasse le cadre d’une statistique. C’est la chronique d’un effacement organisé. Pendant plusieurs mois, l’Association française d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA) a plongé dans les comm
23 oct. 20258 min de lecture


Algérie : vingt ans après le référendum, la paix acquise au prix du silence
Adoptée à 97 %, la Charte pour la paix et la réconciliation nationale a pacifié le pays. Mais elle a aussi verrouillé la mémoire et...
28 sept. 20254 min de lecture


Algérie: censure et négation des disparitions forcées, le CFDA alerte
Le Collectif des Familles de Disparu·e·s en Algérie ( CFDA ) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié aujourd’hui,...
23 mai 20253 min de lecture


L’ONU: L’Algérie continue à restreindre et harceler les défenseurs des droits humains
" L’Algérie continue à restreindre et harceler les défenseurs des droits humains pour leurs activités pacifiques" , a fustigé jeudi...
1 févr. 20253 min de lecture
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