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À l’approche des présidentielles: des ONG réclament la libération des détenus d'opinion en Algérie

À quelques mois de l'élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre 2024 en Algérie, dix organisations de défense des droits humains ont publié un communiqué appelant les autorités algériennes à libérer les détenus d'opinion et à améliorer la situation des droits fondamentaux dans le pays.

 

Dans ce texte, les signataires, parmi lesquels figurent EuroMed Droits, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), MENA Rights Group ou encore le Collectif des familles de Disparus en Algérie (CFDA), exhortent Alger à “libérer tous les détenu(e)s d'opinion, sans exception, en veillant à accorder le droit à la réparation par la réhabilitation et les garanties de non-répétition”. Ils précisent que le nombre de ces détenus s'élève à “au moins 220, dont au moins 4 femmes, selon le dernier décompte documenté”.

 

Le communiqué souligne la nécessité d'instaurer “un climat de calme” à l'approche du scrutin présidentiel et appelle à “abandonner toutes les poursuites judiciaires contre tous les activistes poursuivi(e)s depuis le début des marches du Hirak en 2019”.

 

Les organisations dénoncent également les récents amendements du Code pénal algérien, publiés au Journal officiel le 30 avril 2024, qui selon elles “restreignent encore davantage l'espace civique, la liberté d'opinion, d'expression et de réunion pacifique, ouvrant la voie à des violations des droits humains, sans responsabilisation ni contrôle”.

 

Parmi les recommandations formulées, les ONG préconisent notamment de “respecter la liberté d'opinion et d'expression”, d'“ouvrir le champ audiovisuel sans aucune restriction” et d'“assurer la protection et les garanties suffisantes pour une presse libre, en respectant l'opinion divergente et la critique, sans menaces ni représailles”.

 

Le texte établit un parallèle entre la politique étrangère et intérieure de l'Algérie, notant que si le pays “a exprimé son soutien aux causes justes sur la Palestine et le Sahara occidental”, il doit également “adopter une politique en interne respectueuse des droits humains et de ses obligations vis-à-vis des conventions et traités internationaux”.

 

Les signataires rappellent enfin le statut de l'Algérie en tant que “membre du Conseil des droits de l'homme et État partie de la majorité des accords internationaux dans le domaine du droit international des droits humains”, soulignant ainsi la responsabilité particulière du pays dans ce domaine.


Sophie K.

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