Écrire la décennie noire : Kamel Daoud condamné en Algérie pour son roman « Houris »
- 22 avr.
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Dernière mise à jour : 23 avr.

L’écrivain franco-algérien, Kamel Daoud, a été condamné lundi 21 avril par le tribunal de la cité-Djamel à Oran à trois ans de prison et à 5 millions de dinars d’amende suite à une plainte de l’association de défense des victimes de terrorisme contre son roman Houris. Le procès a eu lieu le 7 avril passé en l’absence de l’écrivain qui vit en France.
Dans un poste sur X, Kamel Daoud indique avoir été condamné « en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », un texte qui, selon l’auteur, « réprime l’évocation publique de la guerre civile ».
« Dix ans de guerre, près de 200.000 morts selon les estimations, des milliers de terroristes amnistiés… et un seul coupable : un écrivain », ajoute t-il sur X.
Suite à la publication du roman Houris en septembre 2024 et l’attribution du prix Goncourt à l’écrivain algérien en octobre de la même année, une polémique a été déclenchée en Algérie d’abord sur l’évocation de la décennie noire, thème central de l’oeuvre, et ensuite à propos d’une plainte déposée par Saada Arbane, une victime de terrorisme qui accuse Kamel Daoud d’avoir exploité sa propre histoire, racontée à sa psychiatre, épouse de l’auteur, pour écrire son livre.
Plusieurs plaintes ont alors été déposées, en Algérie et en France. Deux l’ont été par Saada Arbane et une autre par des associations de familles de victimes de terrorisme. Dans toutes ces plaintes, l’avocate Fatma-Zohra Benbraham est derrière ces poursuites judiciaires.
Selon une source proche du dossier, cette condamnation est liée à la procédure impliquant l’association des victimes du terrorisme.
Essaïd Wakli



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