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Affaire Walid Nekkiche: Le parquet général ordonne l’ouverture d’une action publique contre X


Militant du Hirak; Walid Nekkiche
Militant du Hirak; Walid Nekkiche

Les graves révélations faites, en Février 2021, par les avocats de Walid Nekkiche sur les tortures que le jeune étudiant aurait subies depuis son placement en détention en novembre 2019 ont bouleversés l'opinion publique.


Les termes “viol”, “abus sexuels”, “sévices”, que la presse a relayés, ont été partagés sur les réseaux sociaux et ont suscités l'indignation.


Pour rappel, à la date du 26 novembre 2019, Walid Nekkiche est arrêté puis placé en garde à vue pendant six jours, durant lesquels il dit avoir subi des « actes de torture » infligés par les services de sécurité dans les locaux de la Direction général de la sécurité intérieure ( DGSI ) durant la période allant de 26 novembre au 2 décembre 2019.


« L’enquête préliminaire du parquet ne doit pas être un énième subterfuge pour calmer la colère et l’indignation nationales et internationales. Il faut que justice soit rendue sur ce qu’a subi Walid Nekkiche pendant 6 jours à la caserne Antar et que ses tortionnaires soient identifiés et jugés », lit-on dans la déclaration du comité contre la torture, rendue publique à l'occasion de sa première conférence de presse mi-Février 2021.


L'instance alerta sur la gravité de la situation et exigea le jugement des auteurs de l’agression physique et morale de Walid Nekkiche.


« Bannissement des centres de la torture, comme la caserne Antar », « identification des tortionnaires » et « justice »:


Le Comité contre la torture, créé dans la foulée des révélations faites devant la chambre criminelle près la cour d’Alger par le jeune étudiant Walid Nekkiche, se montre décidé à lutter contre cette pratique abjecte qui rappelle, selon ses responsables, celle du colonialisme français en Algérie.


Le parquet général d’Alger a ordonné hier, mercredi, l’ouverture d’une action publique contre X, dans le cadre de l’affaire de l’ancien détenu d’opinion Walid Nekkiche, rapporte le Comité national pour la libération des détenus.


Cette dernière confiée au juge d’instruction devra, entre autres, « identifier les personnes impliquées de près ou de loin, dans les actes de torture dont il a été victime dans les locaux de la DGSI, appelée aussi caserne Antar ».


L’action du parquet intervient, consécutivement à une plainte déposée pour « actes de torture » et « détention arbitraire » déposée le 23 juillet 2021 auprès du tribunal de Baïnem (Alger), par Me Nacera Haddouche, avocate de l’ancien détenu d’opinion.





La Rédaction



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