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Algérie: l'examen de la libération du journaliste Bendjama encore reporté

Le feuilleton judiciaire du journaliste Mustapha Bendjama, actuellement emprisonné, connaît un nouveau rebondissement. Ses avocats ont fait savoir que le pôle pénal spécialisé de Constantine « s'est déclaré incompétent » pour examiner la demande de remise en liberté de leur client.

 

C'est finalement la Cour de justice de Constantine, juridiction supérieure, qui sera amenée à se prononcer sur cette requête. Initialement programmée le 21 novembre, l'audience a été ajournée au mardi suivant. Les avocats du journaliste, dont Me Abdellah Behloul, ont soulevé une exception d'incompétence, arguant du fait que le tribunal était dessaisi de l'affaire depuis l'appel interjeté par Mustapha Bendjama et le ministère public.

 

Toutefois, il se pourrait que l'examen de cette demande de libération soit repoussé à l'issue du procès en appel déjà prévu le 14 décembre prochain. En effet, la priorité pourrait être donnée à ce rendez-vous judiciaire avant de statuer sur une éventuelle remise en liberté.

 

L'affaire renvoyée en appel le 14 décembre


La suite de ce feuilleton judiciaire est attendue le 14 décembre, date à laquelle la Cour d'appel de Constantine examinera cette affaire en appel. Dans l'intervalle, la même juridiction devra se prononcer sur la demande de remise en liberté de Mustapha Bendjama lors d'une audience dont la date reste à déterminer.

 

Pour rappel, le journaliste, incarcéré depuis le 19 février, est poursuivi aux côtés de cinq autres personnes pour avoir prétendument facilité la fuite à l'étranger de la militante Amira Bouraoui, au début du mois de février, ce qu’ils contestent. Il avait été condamné le 7 novembre dernier à six mois de prison ferme en première instance par le tribunal de Constantine. Il aurait dû donc recouvrer sa liberté. Mais il n’en fut rien.

 

En effet, le journaliste fait l'objet de deux mandats de dépôt simultanés dans deux affaires distinctes. Outre cette première condamnation, il avait écopé dans un autre dossier de 8 mois ferme. Or, d'après Me Heboul, son maintien en détention contreviendrait à l'article 13 du code de l’organisation pénitentiaire. Une situation opaque et kafkaïenne dénoncée par ses défenseurs.

 

L'opacité qui entoure cette affaire judiciaire ne permet pas d'en prévoir l'issue, qui reste pendante devant la justice algérienne.


Affaire à suivre…


Sophie K.

 

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