top of page

Algérie : que reste‑t‑il des libertés fondamentales ?

  • 2 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 janv.


L’Algérie traverse une période où les libertés publiques connaissent un recul profond et systémique. Les organisations internationales de défense des droits humains, ainsi que des experts de l’ONU, décrivent un pays où l’espace civique se referme, où les voix critiques sont poursuivies, et où les libertés garanties par la Constitution sont de plus en plus théoriques.


En 2025, l’Algérie continuait encore d’affirmer sur la scène internationale son engagement envers la dignité humaine et les droits fondamentaux. Pourtant, les constats dressés par les organisations internationales et les experts indépendants montrent un écart profond entre le discours officiel et la réalité vécue par les citoyens.


Les rapports d’Amnesty International et de Human Rights Watch décrivent un pays où l’espace civique se referme, où les voix dissidentes sont criminalisées et où les libertés garanties par la Constitution sont de plus en plus théoriques.


Liberté d’expression : une parole sous surveillance

La liberté d’expression est l’un des domaines les plus touchés. Les autorités algériennes continuent de poursuivre journalistes, activistes, avocats et simples citoyens pour des opinions exprimées pacifiquement.


La presse indépendante, autrefois dynamique, est aujourd’hui fragilisée. Les médias critiques sont fermés, censurés ou poursuivis. Les journalistes risquent des peines de prison pour avoir couvert des sujets sensibles.


Liberté d’association : un contrôle strict

Les associations, syndicats et ONG doivent obtenir des autorisations difficiles à obtenir. Celles qui abordent des sujets politiques, sociaux ou liés aux droits humains sont particulièrement ciblées.


Les experts de l’ONU constatent que les défenseurs des droits humains continuent d’être harcelés, intimidés et criminalisés pour leurs activités pacifiques.


Liberté de réunion : quasi inexistante

Depuis la fin du mouvement Hirak, les manifestations sont systématiquement interdites ou dispersées.

Les rassemblements pacifiques sont assimilés à des actes subversifs.


Human Rights Watch note que les libertés de réunion et d’association ont été fortement restreintes depuis 2024.


Liberté religieuse : garantie en théorie, limitée en pratique

Si la Constitution garantit la liberté de culte, les minorités religieuses — notamment les protestants — subissent des fermetures d’églises et des restrictions administratives.


Liberté de mouvement : des restrictions ciblées

Des interdictions de voyager sont imposées à certains militants ou journalistes. Amnesty International signale également un durcissement des peines pour sortie illégale du territoire.


Un paysage globalement répressif

L’Algérie conserve des libertés sur le papier, mais leur exercice réel est fortement entravé. Le pays se trouve aujourd’hui dans une dynamique où la sécurité nationale est utilisée comme justification pour réduire l’espace civique, museler l’opposition et contrôler la société.


Les organisations internationales appellent les autorités à mettre fin aux poursuites arbitraires, à libérer les détenus d’opinion, et à ré-ouvrir l’espace démocratique.


Nadia B



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page