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Amnesty international dénonce la répression du militantisme pro-palestinien en Jordanie

Les autorités jordaniennes sont pointées du doigt par Amnesty International pour leur vaste campagne de répression visant les voix pro-palestiniennes dans le pays. Depuis octobre 2023, des centaines de personnes ont été appréhendées pour avoir exprimé leur solidarité avec Gaza ou critiqué la politique gouvernementale à l’égard d’Israël.


Au moins 1000 manifestants et passants ont été interpellés lors de rassemblements de soutien aux Palestiniens dans la capitale Amman. Cinq autres militants ont également été arrêtés et inculpés en vertu de la controversée loi sur la cybercriminalité, votée en août 2023. Leur crime ? Avoir posté des messages pro-palestiniens ou dénoncé les accords avec Israël sur les réseaux sociaux.


« Les autorités portent de graves accusations contre des individus dont le seul tort est d’avoir exercé leurs libertés d’expression et de réunion pacifique », déplore Diana Semaan, d’Amnesty international. L’ONG appelle à l’abandon des poursuites et à la libération des prisonniers d’opinion, ainsi qu’à un amendement de la loi liberticide sur la cybercriminalité.


Car sous couvert de lutte contre la désinformation en ligne, ce texte ouvre la porte à une censure arbitraire. Son imprécision juridique permet de pénaliser tout propos jugé offensant ou dangereux par le pouvoir. Une épée de Damoclès suspendue au-dessus des rares voix discordantes qui osent encore s’élever dans le royaume.



La rédaction

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