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Amnesty International dénonce les dérives numériques dans la gestion des migrations

Dans un rapport publié le 5 février 2024, Amnesty International met en lumière « la prolifération » des technologies numériques dans les systèmes de gestion de l'asile et des migrations à travers le monde. L'ONG s'inquiète des conséquences de ces technologies sur les droits humains et le respect du principe de non-discrimination.


Le rapport « Defending the Rights of refugees and Migrants in the Digital Age » se penche notamment sur les cas des États-Unis, du Royaume-Uni et de l'Union européenne. Amnesty International y détaille « certaines évolutions majeures des technologies numériques » comme les systèmes de traitement de données de masse et les infrastructures de surveillance utilisant l'intelligence artificielle.


Selon Matt Mahmoudi, chercheur à Amnesty International, « la prolifération de ces technologies risque de perpétuer et de renforcer la discrimination, le racisme et la surveillance disproportionnée et illégale à l'égard des personnes racisées ».


Le rapport met en évidence l'utilisation de plus en plus fréquente de la biométrie, des logiciels prédictifs et des algorithmes de prise de décision qui « violent les obligations des États en matière de droits humains ».


Charlotte Phillips, conseillère sur les droits des migrants et réfugiés chez Amnesty International, affirme que « ces technologies comportent des biais et des erreurs intrinsèques qui menacent, entre autres, le droit de ne pas subir de discriminations ».


Enfin, Amnesty International exhorte les États à mieux encadrer ces technologies et à interdire celles qui vont à « l'encontre des droits humains ». L'ONG appelle également à interdire « l'utilisation d'outils de reconnaissance des émotions basés sur l'IA » et tout système automatisé pouvant « menacer à tort le droit d'asile ».


La rédaction

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