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Conflit à Gaza : les familles de reporters, victimes collatérales des bombardements

Conflit à Gaza : les familles de reporters, victimes collatérales des bombardements
Wael Al-Dahdouh, correspondant de la chaîne qatarie Al Jazeera

Parmi les dernières victimes collatérales, l'une des attaques a visé la famille de Wael Al-Dahdouh, correspondant renommé de la chaîne qatarie Al Jazeera. Son épouse, son fils de 16 ans et sa fille de 7 ans ont été tués dans le bombardement de leur maison située dans la ville de Gaza.


Alors que les bombardements israéliens sur la bande de Gaza ont déjà fait plus de 6000 morts civils, le Syndicat des journalistes palestiniens tire la sonnette d'alarme. Dans un communiqué publié jeudi, il dénonce le prix payé par les proches de reporters tués alors qu'ils couvraient le conflit depuis l'enclave palestinienne.


Selon le syndicat, ce sont les familles de « dizaines de journalistes » qui ont été touchées, « payant le prix » du métier à haut risque exercé par leurs proches. Au moins 19 journalistes et professionnels des médias ont été tués depuis le début des frappes israéliennes il y a 20 jours. On dénombre parmi eux des correspondants de médias connus tels qu'Al Jazeera, l'agence Smart Media ou la chaîne Al-Aqsa.


Parmi les dernières victimes collatérales, l'une des attaques a visé la famille de Wael Al-Dahdouh, correspondant renommé de la chaîne Al Jazeera. Son épouse, son fils de 16 ans et sa fille de 7 ans ont été tués dans le bombardement de leur maison située dans la ville de Gaza. Ce drame illustre le calvaire des familles de journalistes, souvent contraints de quitter leur domicile pour échapper aux frappes.


Le syndicat recense au total une vingtaine de maisons de reporters ciblées, principalement dans le nord et le centre de l'enclave palestinienne. Ces bombardements aveugles ont déjà fait « 12 morts à l'intérieur avec leurs familles », et de nombreux blessés graves parmi les proches, déplore le communiqué.


Face à l'ampleur des destructions et au bilan humain qui ne cesse de s'alourdir, avec plus de 6000 Palestiniens tués, le décompte précis des victimes s'avère complexe, estime le syndicat. Il dénonce par ailleurs les coupures délibérées d'électricité et d'internet par Israël, qui visent à « priver Gaza du monde » et étouffer les témoignages depuis le terrain.


L'organisation appelle la communauté internationale à réagir urgemment pour faire cesser ces « crimes de guerre » israéliens, qui cherchent à priver les Palestiniens de toute voix dissente. Le droit à l'information doit prévaloir pour faire la lumière sur cette tragédie, plaide le syndicat.


Sophie K.

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