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Conseil des ministres: Le président Tebboune se défausse sur l’ex premier ministre

Le premier conseil des ministres du nouveau gouvernement Larbaoui a eu lieu ce mardi 15 novembre, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère politique.


Ce conseil a été l’occasion de dresser un bilan contrasté de l’action de l’ancien premier ministre Aimen Benabderahamne, qui a connu plus des bas que des hauts durant son mandat.


Le communiqué de la présidence donne à lire les priorités et les défis du nouveau gouvernement, qui devra reprendre à son compte les engagements non tenus de son prédécesseur.


Le communiqué mentionne notamment Qu’« il n’y a rien de plus grave pour nos citoyens que le non-respect des obligations de l’Etat », et « à éviter les fausses promesses exagérées qui sont loin d’être des engagements pris envers le peuple », « le maintien du soutien de l’Etat aux classes vulnérables et moyennes, à veiller à la préservation du pouvoir d’achat ».



Le communiqué de la présidence ne laisse pas de place au doute : l’ex premier ministre Aimen Benabderahamne n’a pas rempli ses objectifs et a déçu les attentes du peuple. Il revient donc à Nadir Larbaoui, le nouveau chef du gouvernement, de redresser la situation et de mettre en œuvre les réformes nécessaires.


La même source souligne les failles et les lacunes de l’ancien gouvernement, qui devront être corrigées sans tarder.


Le conseil des ministres a dressé un constat sans appel des insuffisances et des échecs du gouvernement sortant, qui ont plombé la gestion du pays depuis quatre ans (2020-2023).


Le président de la république, loin de faire son autocritique, a reconnu les erreurs sans exprimer le moindre regret. Il a ainsi cherché à se décharger de ses responsabilités en faisant porter le chapeau à l’ex premier ministre, qui a été sacrifié sur l’autel de la crise.


Après tout, Le premier ministre n’est qu’un pion dans le jeu du président, qui peut le remplacer à sa guise en cas de crise. Il doit assumer toutes les erreurs du président, qui se dérobe à ses responsabilités. Il est comme un fusible, qui saute pour protéger le circuit politique, sans avoir le choix.



Yacine M

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