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Deux avocates espagnoles expulsées par le Maroc: Ferme condamnation par le Sahara occidental


La Coordination d'Etat des Associations de solidarité avec le Sahara occidental (CEAS-Sahara) a exprimé dans un communiqué sa "ferme condamnation" à la suite de l'expulsion, samedi, par le régime marocain des avocates espagnoles Inés Miranda et Lola Travieso, mandatées par le Conseil général des avocats espagnols (CGAE), à leur arrivée à Laâyoune. Soulignant que cet acte constituait "une violation flagrante des droits de l'Homme dans les territoires occupés"


La CEAS-Sahara rappelle que "la délégation s'est rendue dans la ville de Laâyoune occupée, dans le but de surveiller de manière exhaustive la situation et le respect des droits de l'Homme de la population sahraouie dans le territoire non autonome du Sahara occidental".


Et de dénoncer également que "depuis le début de l'occupation, le Maroc commet ces actes ignobles en empêchant les militants, les politiciens et le personnel des ONG d'accéder au territoire sahraoui occupé", dans le but, a-t-il précisé, de "cacher la véritable oppression subie par le peuple sahraoui, qui défend le droit à l'autodétermination et l'indépendance du Sahara occidental".


"Qu'est-ce que l'occupant marocain essaie de cacher? Que fait la MINURSO (Mission des Nation unies pour l'organisation d'un référendum d'autodétermination au Sahara occidental) sur le territoire où les droits de l'Homme sont bafoués?", s'interroge notamment la CEAS-Sahara qui coordonne plus de 200 associations de solidarité avec le peuple sahraoui, regroupées en différentes fédérations autonomes.


De même, la CEAS-Sahara souligne qu'elle "continuera à dénoncer les expulsions arbitraires par le Maroc des militants des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental".


Pour sa part, la Confédération intersyndicale espagnole a fermement condamné, dans un communiqué, l'expulsion du sol sahraoui par l'occupant marocain des deux avocates espagnoles et dénoncé aussi "les violations continues des droits de l'Homme et de la liberté d'expression commises dans les territoires sahraouis occupés".


Face à cette situation, la Confédération intersyndicale a appelé à "la solidarité internationale avec le peuple sahraoui et en particulier avec ceux qui subissent la répression et la violence continue dans les territoires occupés".


"Il est temps de mettre fin à l'exil, à la torture et à l'occupation. De même, il est crucial que les gouvernements européens, en particulier celui d'Espagne (puissance administrante), cessent de détourner le regard et prennent des mesures concrètes pour résoudre" le conflit du Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, a-t-elle souligné dans son communiqué.


Pour rappel, le Conseil général des avocats espagnols avait dénoncé aussi, dans une lettre écrite au ministère des Affaires étrangères, le fait que les deux avocates espagnoles de l'Association internationale des juristes pour le Sahara occidental, aient été expulsées de la ville occupée de Laâyoune "sans aucun motif valable", et appelé le ministère à "formuler une plainte écrite aux autorités marocaines" à la suite de cette énième attitude.


Dans le même contexte, l'Association internationale des juristes pour le Sahara occidental (IAJUWS) a élevé la voix pour protester contre "le boycott systématique et continu des missions d'observation des droits de l'Homme au Sahara occidental par les autorités marocaines".


Le Bureau exécutif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme au Sahara occidental (CODESA) a, quant à lui, déploré dans un communiqué l'expulsion des deux avocates espagnoles et souligné dans ce sens, que "le Maroc ne souhaite pas que des juristes et des observateurs internationaux se rendent au Sahara occidental occupé, pour continuer à réprimer et maintenir son blocus militaire, policier et médiatique imposé au territoire".


Depuis 2014, le régime marocain a expulsé près de 300 personnes de 21 pays et 4 continents qui tentaient d'accéder au Sahara occidental.


"Ces expulsions visent à éviter la mise à nu, devant l'opinion publique internationale, des graves violations par les autorités de l'occupation des droits de l'Homme dans les territoires occupés.", conclut le communiqué.



La rédaction







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