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Deux poids deux mesures: fermeture de médias algériens et bienvenue à RT

Dimanche, le tribunal de Sidi M'Hamed a confirmé en appel la fermeture et l'amende record d'un milliard de centimes infligées à la société éditrice des sites d'information Radio-M et Maghreb Émergent. Un nouvel épisode dans la répression qui frappe les médias algériens jugés trop critiques du pouvoir.

 

Pourtant, quelques jours plus tôt, la chaîne Russia Today (RT) était accueillie à bras ouverts à Alger, tandis que France 24 est interdite de diffusion depuis plusieurs mois. Maya Manna, directrice de RT Arabic, s'est même félicitée lors de la signature d'un accord avec la chaîne algérienne AL24 News, de l'ouverture d'un bureau permanent dans la capitale.

 

Deux informations qui font doucement rire jaune. D'un côté, des médias algériens indépendants sont censurés. De l'autre, une chaîne étrangère financée par la Russie est accueillie à bras ouverts. Sans parler des poursuites judiciaires lancées contre des journalistes de médias français, France 24 notamment, dans le sillage du Hirak.

 

Certes, Radio-M et Maghreb Émergent n'hésitaient pas à critiquer vertement les autorités. Mais leur traitement contraste singulièrement avec celui réservé à RT et aux médias officiels russes, dont la ligne éditoriale suit docilement les positions des régimes en place.

 

On imagine mal les journalistes de ces médias se montrer très incisifs avec le régime algérien, au risque de froisser leurs directions. Ce deux poids deux mesures en dit long sur la défiance des autorités algériennes envers toute parole libre et indocile. Une logique qui n'augure rien de bon pour le pluralisme de l'information dans le pays.


SOPHIE K


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