top of page

Empêché de quitter l’Algérie sans motif valable: le long calvaire du cinéaste Hocine Redjala

Depuis huit mois, le cinéaste et réalisateur Hocine Redjala se trouve dans une situation pour le moins kafkaïenne. Alors qu'il n'est visé par aucune décision de justice, ce citoyen franco-algérien se voit privé de son droit fondamental de rentrer en France, où résident ses deux enfants scolarisés, par le biais d'une décision administrative dont l'origine et les motivations demeurent nébuleuses.

 

Cette entrave à sa liberté de mouvement a débuté dès son arrivée en Algérie en août dernier, dans le but de rendre visite à sa famille. Après des auditions menées par les services aéroportuaires et de gendarmerie, son passeport lui a été confisqué sans plus d'explications, le laissant dans l'expectative d'éclaircissements qui ne sont jamais venus.

 

Face à ce déni de droits fondamentaux, le réalisateur à l'origine d'une vingtaine de longs-métrages tournés à travers l'Algérie se voit contraint de vivre dans une “précarité sociale insoutenable”. Suspendu entre l'incompréhension la plus totale et le mutisme des institutions censées faire régner l'État de droit, il assiste, impuissant, à ce drame familial engendré par une “machine infernale agissant dans l'ombre”, déplore le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

 

En l'absence de toute base légale justifiant cette privation de liberté, les interrogations sur les motivations réelles de cette entrave demeurent en suspend. Une situation alarmante qui soulève des questionnements quant au respect des libertés individuelles dans un pays qui se veut un État de droit.


La Rédaction


61 vues

Comments


bottom of page