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Forum France-Algérie: Ces figures qui ont joué un rôle crucial dans la lutte pour la justice et l’égalité

Dans ce cadre, le Forum France-Algérie s’apprête à célébrer, le mardi 23 avril 2024 à 19h00 au Maltais Rouge, 40, rue de Malte, 75011, Paris, le courage et l’engagement de trois personnalités emblématiques du combat anticolonialiste et de l’engagement social : Nils Andersson, Alice Cherki, et Nelly Forget.


Ces figures ont joué un rôle crucial dans la lutte pour la justice et l’égalité, marquant de leur empreinte l’histoire de la résistance contre l’oppression coloniale.


Durant la révolution algérienne (1954-62), des militants de diverses origines, y compris des Français, se sont élevés contre le colonialisme avec un courage remarquable. Ces combattants, souvent omis des annales historiques officielles, ont lutté pour un futur empreint de justice et d’égalité, surpassant l’oppression. Leur combat, mené avec force et conviction, reste un symbole puissant de résistance et mérite une reconnaissance inaltérable.


Nils Andersson, né en 1933 à Lausanne d'un père suédois et d'une mère française, s'est rapidement engagé dans la lutte anticolonialiste. En 1958, il n'hésite pas à défier le gouvernement français en republiant l'ouvrage « La Question » d'Henri Alleg, interdit pour avoir dénoncé la torture infligée par l'armée française. L'année suivante, il récidive en publiant « La Gangrène ».


Durant toute la guerre, Nils Andersson ne ménage pas ses efforts pour soutenir matériellement les réfractaires et les combattants algériens dans leur lutte pour la libération nationale. Cet éditeur engagé a joué un rôle crucial dans la diffusion des témoignages et des analyses critiques sur la colonisation, contribuant ainsi à éveiller les consciences et à faire avancer la cause de l'indépendance.


Alice Cherki, née en 1936 à Alger, a été marquée dès son enfance par les injustices des lois de Vichy, qui l’ont exclue de l’école pour ses origines juives. Cette expérience a éveillé sa conscience politique et orienté son engagement vers la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.


Pendant ses études de médecine, elle a été influencée par Frantz Fanon, psychiatre et intellectuel engagé, qui lui a transmis une compréhension des séquelles psychologiques du colonialisme.


En 1956, elle épouse Charles Géronimi, ami de Fanon, renforçant son implication dans le mouvement anticolonial. Face à la menace d’arrestation en 1957, le couple s’exile en France, où Alice continue de soutenir le FLN. En 1958, alors que Charles est appelé sous les drapeaux, ils se réfugient à Tunis.


Grâce à une bourse du GPRA, Alice achève ses études en Allemagne de l’Est, se préparant à devenir une militante et psychanalyste déterminée.


Nelly Forget, née à Paris en 1929, a dédié sa vie à l’action sociale et à la solidarité internationale via le Service Civil International. En Algérie (1951-52, 1955-57), elle a contribué à créer des Centres sociaux, aidant les bidonvilles coloniaux. Ses rencontres, notamment avec Marie-Renée Chené, Chafika Meslem et Germaine Tillion, ont renforcé son engagement humanitaire. De retour en France, elle a travaillé avec Tillion au ministère de l’Éducation, promouvant l’éducation et la justice sociale.


Leur amitié a perduré, incarnant un engagement commun pour l’éducation et la justice, et Nelly a continué à honorer l’héritage de Tillion après sa disparition.


Parallèlement, un hommage particulier sera rendu à l’association des Anciens Appelés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre (4ACG).


Cette association remarquable est composée de vétérans qui, dans un geste de solidarité remarquable, choisissent de reverser leur retraite de combattant.


Ces fonds sont précieusement utilisés pour soutenir des projets de développement en Algérie et dans d’autres régions du monde affectées par les ravages de la guerre.


Cette initiative n’est pas seulement un geste de reconnaissance, mais aussi un puissant rappel de l’importance de la solidarité internationale et de l’aide humanitaire.



G.B

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