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Algérie: Grâces présidentielles et campagne en faveur des détenus d’opinion

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a signé deux décrets présidentiels, après consultation du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le premier portant mesures de grâce pour des crimes de droit commun en faveur de 8.537 détenus.


Le deuxième concerne les détenus ayant réussi aux examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM), obtenu un certificat de formation professionnelle et artisanale, ou obtenu des diplômes d'études universitaires en 2022 et 2023 sans préciser le nombre.


À l’annonce de cette nouvelle, les réseaux sociaux ont brûlé d’un feu ardent pour la libération des détenus d’opinion qui n’ont pas bénéficié de la grâce présidentielle.


Les militants d’opinion encore détenus sont au nombre de 237, selon les écrits.


Ainsi, une campagne a été lancée pour demain, le 4 juillet, à la veille de la fête de la jeunesse et de l’indépendance de l’Algérie. Les algériens publient des photos des détenus avec le slogan « Ma Nsinakoumch » (« Nous ne vous avons pas oublié »).


Les Algériens, fervents défenseurs de la liberté, n’ont pas oublié Leila Morbi, incarcérée à la prison de Koléa en vertu de l’article 87 bis. Ils réclament également la libération des Chouyoukhs tels que Mabrouk Esaadi, Mahfoud Rahmani, Ali Zaoui, Cheikh Tuckman, Sidi Belhadjar, Badreddine Guerfa, El Mahi Chahid et Ammi El Mekki.


Parmi les 237 détenus, d’autres personnes telles que Mohamed Gasmi d’Adrar, Mohamed Tajajidt, El Kadi Ihcene et Mustapha Guira ne doivent pas être oubliées.


Cette campagne se poursuit aujourd’hui, demain et après-demain, le 5 juillet, afin de raviver leurs souvenirs et de manifester la solidarité.


Alors que les préparations des festivités de la célébration de la fête de l’indépendance battent leur plein, les procédures judiciaires se poursuivent avec vigueur. Cinq ans après la fin du Hirak, des arrestations, des convocations et des procès touchent les hirakistes et les militants.


Hier soir, Madjid Aggad, ancien détenu d’opinion, a été arrêté à M’chedellah, dans la wilaya de Bouira. Le militant Lyes Touati est convoqué une fois de plus par la police d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa, pour le jeudi 4 juillet 2024.


L’activiste Sofiane Ziane a également été convoqué le 2 juillet 2024 par la brigade de police de cybercriminalité près de la sûreté de Mostaganem. Après avoir été entendu, il lui a été demandé de revenir et de se présenter à nouveau dans leurs locaux pour le jeudi 4 juillet 2024.


Enfin, aujourd’hui, la cour de Sétif a confirmé la peine prononcée en première instance contre Noureddine Khatir. Il est condamné à 6 mois de prison avec sursis et à une amende de 50 000 dinars.


Ces développements judiciaires continuent de susciter l’attention et la préoccupation de nombreux Algériens.


Yacine M

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