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Lanceur d'alerte, Mahfoud Bedrouni serait-il victime d'un Procès politique ?


Vice-président de l’association nationale de lutte contre la corruption (ANLCC), Mahfoud Bedrouni, a été arrêté le 07 Septembre par des agents de la brigade de recherche et d’investigation (BRI), à Ain Benian dans la wilaya d’Alger, où son domicile avait également été perquisitionné. Il a été transféré vers la wilaya de M’sila, ville distante de 232 Km d’Alger.


Âgé de 63 ans, Mahfoud Bedrouni est un Énarque, ancien Directeur des Ressources Humaines du Fonds National de Péréquation des Œuvres Sociales (FNPOS), Assistant du directeur général de l’Institut Pasteur actuellement à la retraite, et vice président de l’Association Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC).


Lanceur d’alerte sur des faits de corruption, Mahfoud Bedrouni est père de 03 enfants:

Il a été licencié abusivement à six reprises pour avoir dénoncé des actes de corruption au fond dépendant du Ministère du Travail (FNPOS). Il a aussi été licencié de l’Institut Pasteur. Poursuivi en justice plusieurs fois par ses employeurs suite à des dénonciations de faits de corruption.


"Il avait en fait dénoncé la mafia militaro-politico-financière qui gangrène le pays et ses institutions depuis longtemps." a déclaré une source anonyme.

"La BRI de M'sila a procédé à la perquisition de son domicile sis à Ain Benian (Alger), et la perquisition a été très brutale" selon sa famille.


"Il est à signaler que Mahfoud Bedrouni, souffre de plusieurs maladies chroniques dont: l’hypertension, le diabète, l’asthme et des problèmes oculaires." ajoute un proche.


Le 11 Septembre, le lanceur d'alerte a été présenté au juge d’instruction du tribunal de M'sila, :



Mahfoud Bedrouni a refusé de répondre aux questions du juge d’instruction considérant que "son arrestation est politique et que toutes ces procédures ne sont qu’une formalité, car -en réalité- les affaires d’opinion politique sont traitées par les service de sécurité qui soumettent à leur bon vouloir la justice."


Le lanceur d'alerte, a été placé en détention provisoire « mandat de dépôt » et l’affaire est qualifiée de criminelle avec trois chefs d’inculpation graves qui relèvent de l’article 87 bis.


Un article très controversé et qui a fait couler beaucoup d’encre du fait qu’il criminalise la liberté de penser et d’opinion.


"Les autorités algériennes se servent de plus en plus d’accusations liées au terrorisme formulées en termes vagues pour engager des poursuites contre des journalistes, des défenseur·e·s des droits humains et des militant·e·s politiques, des lanceurs d'alertes, et s’attachent à criminaliser deux organisations politiques en les qualifiant de « terroristes » dans le cadre de la nouvelle répression qui vise la dissidence", a déclaré Amnesty International le 28 septembre 2021.


« Les autorités algériennes durcissent leur méthodes visant à réduire au silence la dissidence pacifique en s’appuyant sur des accusations liées au terrorisme pour diaboliser et discréditer les militant·e·s pacifiques et les journalistes. Ce n’est qu’un écran de fumée pour dissimuler la répression sévère exercée contre le militantisme, a déclaré Amna Guellali, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à Amnesty International.



Lila Mokri



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