top of page

Le cas Babanedjar relance les inquiétudes sur les conditions de détention en Algérie

  • 1 mai
  • 2 min de lecture

La lettre rendue publique par la famille du prisonnier politique Mohamed Babanedjar, après une visite effectuée le jeudi 30 avril 2026, jette une lumière crue sur la situation alarmante dans laquelle il se trouve. Selon les témoignages de ses proches, Babanedjar affirme être victime de mauvais traitements médicaux, de malnutrition et de formes de maltraitance qui, selon lui, visent à détériorer progressivement son état de santé. Il dit craindre pour sa vie, évoquant des « moyens indirects » employés pour le pousser vers une issue fatale. Ces déclarations, rapportées par sa famille, interviennent dans un contexte où ses avocats et ses proches contestent depuis longtemps les faits qui ont conduit à sa condamnation.


D’après le récit familial, le médecin de la prison lui aurait conseillé d’arrêter un traitement qu’il prenait depuis plusieurs jours, sans fournir d’alternative ni d’explication claire. Plus inquiétant encore, les examens médicaux hebdomadaires qui lui avaient été prescrits n’auraient pas été réalisés depuis environ un mois et demi, soit depuis son transfert de la prison de Guelma vers celle de Laghouat. Cette absence de suivi, dans un contexte où son état de santé nécessite une surveillance régulière, alimente les craintes de sa famille, qui y voit une négligence grave, voire intentionnelle. Le médecin lui aurait également recommandé de « ne pas s’inquiéter », un conseil en totale contradiction avec la réalité décrite par le détenu et les conditions qu’il subit.


La famille de Mohamed Babanedjar, profondément alarmée, appelle les hautes autorités de la Direction des prisons, du ministère de la Justice et de la Présidence de la République à intervenir de toute urgence. Leur message est clair : la vie de leur proche est en danger, et l’État porte la responsabilité de garantir son intégrité physique et morale. Dans un pays où les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement les conditions de détention et les pressions exercées sur les prisonniers d’opinion, ce nouvel appel s’ajoute à une série de signaux inquiétants sur la situation des détenus politiques.


La publication de cette lettre vise à briser le silence et à alerter l’opinion publique sur ce que la famille considère comme une dérive grave du système pénitentiaire. Elle rappelle que la protection des prisonniers, quels que soient les motifs de leur incarcération, relève d’une obligation légale et morale. En dénonçant des pratiques qu’elle juge inhumaines, la famille de Babanedjar cherche à prévenir l’irréparable et à obtenir une prise en charge médicale conforme aux normes les plus élémentaires.


L’affaire met une nouvelle fois en lumière les tensions persistantes entre les autorités judiciaires et les défenseurs des droits humains, qui contestent la légitimité de nombreuses condamnations prononcées contre des militants, journalistes ou citoyens engagés. Dans ce climat, l’appel « Sauvez Mohamed Babanedjar » résonne comme un cri d’alarme, mais aussi comme un rappel de la responsabilité collective face à la protection des droits fondamentaux.


Yacine M



Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page