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Le Mawlid Enabaoui Echarif et les minorités religieuses en Algérie

Les algériens à l’instar du monde musulman s’apprête à fêter la naissance du prophète Mohamed, que le Salut d’Allah soit sur lui, ce soir, demain et toute la semaine dans la Saoura (Timimoun, Beni Abbaes, …) dans la joie, l’euphorie et la spiritualité.


Dans ce cadre et sous le ciel de Tipaza, une journée d’étude a résonné comme un hymne à l’humanisme du prophète. Le ministre des Affaires religieuses, M. Youcef BELMEHDI, a salué cette initiative qui témoigne d’une “dimension philosophique sur l’importance du vivre-ensemble et de l’amour de l’humain pour le bien, reflétant ainsi l’esprit de la religion islamique basée sur la diffusion d’une culture de tolérance et de fraternité”.


L’Algérie, fidèle à cette vision, a institué la journée du 16 mai comme journée nationale du vivre ensemble suivant la résolution de l’ONU de 2017.


Mais comment concilier ce discours avec la réalité du terrain ? Comment expliquer que les autorités en charge du culte en Algérie louent l’humanisme et le vivre ensemble d’une part et interdisent d’autre part le culte protestant ?.


Après cette consécration de la tolérance en 2017, en 2020, les autorités algériennes ont décidé d’un coup à fermer toutes les églises protestantes en Algérie privant ainsi des dizaines de milliers de fidèles protestants à pratiquer leur foi dans les lieux de culte dédiés à cette obédience.


Ces protestants sont des algériens, nés sur la terre d’Algérie et ayant versé leur sang algérien pour libérer l’Algérie au même titre que la majorité du peuple algérien qui est musulman aux côtés aussi de nombreux chrétiens, juifs et athées.


N’est-ce pas là une contradiction flagrante entre les principes et les actes ? N’est-ce pas là une atteinte à la liberté de conscience et de culte garantie par la Constitution ? N’est-ce pas là une négation de l’histoire et de la diversité de l’Algérie ?.


L’expert et rapporteur spécial des Nations-Unies n’a pas manqué de souligner l’amère réalité des minorités religieuses en Algérie.


Au cours de ses échanges avec le gouvernement et lors de sa conférence de presse finale, il a déploré la fermeture des lieux de culte protestants et l’entrave à la liberté de conscience et de culte.


Espérons que ces questions, ainsi que celles des associations interdites, des détenus d’opinion et de la liberté de manifester pacifiquement en Algérie, trouvent une issue favorable par la réouverture des églises protestantes. Car il s’agit là d’un droit fondamental, reconnu par la Constitution et les conventions internationales, mais aussi d’un signe de respect pour la diversité et l’histoire de l’Algérie.


Yacine M

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