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Le paradoxe de la presse algérienne : défendre l’indépendance de Gaza et trahir celle de l’Algérie

Le 22 octobre, journée nationale de la presse algérienne a été instituée au temps de l’ex président défunt Abdelaziz Bouteflika, lui qui n’avait jamais organisé une conférence de presse ou accordé une interview avec des journalistes algériens.


Quelle épreuve pour les plumes algériennes en ces temps troublés ! Ces plumes qui ont versé leur sang pour conquérir la liberté de fonder des journaux, de composer et d’ériger un quatrième pouvoir comme on le nomme après octobre 88 et surtout pendant la décennie noire où la profession a subi un lourd tribut.


Quel calvaire pour les journalistes algériens en ces temps maudits où le chômage les guette, où leurs salaires sont misérables, non déclarés pour la plupart à la sécurité sociale et où la précarité les accable.


A cela s’ajoute la disparition de toute voix libre, l’autocensure est devenue la loi de la profession et même la censure pure et simple imposée par des patrons de presse devenus des petits soldats du capitalisme et de la répression.


Les éditeurs de journaux ont publié un communiqué dans lequel ils se sont érigés en défenseurs de la liberté d’expression et ont condamné la propagande mensongère des occidentaux. Le texte souligne que les médias occidentaux ont falsifié les faits pour tromper leur opinion publique et justifier les violations politiques et militaires de l’entité sioniste.


Les éditeurs ont également dénoncé l’effondrement professionnel et moral des médias occidentaux dans leur couverture biaisée de la guerre contre Gaza et la consécration de stéréotypes déformateurs de la vérité. Ils ont accusé les médias occidentaux d’être devenus partie prenante de cette guerre et un acteur majeur de celle-ci.


Tout en oubliant leur propre effondrement professionnel et moral vis-à-vis du peuple algérien à qui ils mentent tous les jours et en oubliant leurs confrères en prison et les autres poursuivis en justice.


Le 22 octobre, c’est la fête des médias du pouvoir qui nous rappelle, chaque année, notre triste sort. Celui des journalistes bâillonnés et opprimés. Celui de notre démocratie confisquée et violée. Quel combat encore mener pour arracher nos droits ? Quelle voix encore faire entendre pour briser le silence ? Quelle plume encore tremper dans l’encre de la résistance ?.


Yacine M

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