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Maroc: La Cour de cassation de Rabat reporte sa décision concernant Radi, Raissouni et Stitou

La Cour de cassation à Rabat a annoncé ce jeudi le report de sa délibération concernant l'examen de l'appel des journalistes marocains Omar Radi, Slimane Raissouni et Imad Stitou. La nouvelle date fixée pour la décision est le 18 juillet.

 

Le 19 juillet 2021, lors de son procès devant une cour de Casablanca, le journaliste et défenseur des droits humains, Omar Radi, a été condamné à une peine de six ans de prison ferme.


Le journaliste était confronté à des accusations d'«atteinte à la sécurité intérieure de l'État» et d'«avoir bénéficié de financements étrangers» en lien avec des activités de renseignement, ainsi qu'à des accusations de « viol ».


La peine a été confirmée en appel, en mars 2022. Omar Radi est en détention depuis juillet 2020.

 

Dans l'affaire de viol, Imad Stitou, un autre journaliste âgé de 32 ans, a été condamné à une peine d'un an de prison, dont six mois ferme, pour le motif de «non-assistance à personne en danger».

 

De son côté, M. Radi a été accusé de viol par l'une de ses collègues.


Bien que le journaliste ait affirmé que les relations étaient «librement consenties», la plaignante avait déclaré qu'elle n'était pas consentante et précisé que l'affaire n'avait «aucune dimension politique».

 



Par ailleurs, le 9 juillet 2021, la justice marocaine a prononcé une condamnation de cinq ans de prison à l'encontre du journaliste Slimane Raissouni, en son absence.


Agé de 49 ans, le journaliste est en détention depuis mai 2020, suite à une plainte déposée par un militant LGBT pour des accusations d’ «agression sexuelle».


Le journaliste conteste ces allégations et ses partisans dénoncent un «procès politique».




 

« Procès politique »

 

Il y a lieu de rappeler que ces condamnations tant au niveau national qu’international. Àl’instar du Syndicat national des journalistes, des militants et des défenseurs des droits de l’homme se sont élevés pour dénoncer un « procès politique »,  mettant en évidence les pressions exercées sur les journalistes indépendants et les limites imposées à leur travail d'investigation.


Pour preuve :

 

Omar Radi, reconnu pour ses publications d'enquêtes percutantes, n'hésitait pas à mettre en lumière des sujets sensibles tels que la corruption au Maroc, les spoliations de terres et les mouvements sociaux, dont le Hirak du Rif.


Son travail journalistique audacieux et sa volonté de dévoiler la vérité ont fait de lui une figure respectée et influente dans le pays.

 

Slimane Raissouni, de son côté, s'investissait activement dans des enquêtes visant à dénoncerles agissements des cercles du pouvoir et des services de renseignement.

 

Quant à Imad Stitou, journaliste indépendant spécialisé en politique, travaillait  pour diversesrédactions marocaines, tant arabophones que francophones, tout en collaborant avec des publications arabes et internationales.


Son engagement pour la vérité et la liberté d'expression l'a conduit à traiter des sujets sensibles.



Sophie K.

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