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Partis et ONG dénoncent d'une même voix l'expulsion “arbitraire” du journaliste Alilat

La décision des autorités algériennes d'expulser le journaliste Farid Alilat a suscité de nombreuses et vives réactions, de la part de partis politiques, d'associations et de personnalités.


Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a fermement condamné “cette énième atteinte aux droits élémentaires des citoyens et intimidation des professionnels des médias”, estimant qu'il s'agit d'une “transgression grave et inacceptable de la Constitution, des lois de la République et du pacte international relatif aux droits civils et politiques”.


Le parti se dit “solidaire et aux côtés du journaliste Farid Alilat et de tous ceux qui continuent à se battre pour une Algérie libre et démocratique.”


L'ex-ministre Abdelaziz Rehabi a pour sa part déclaré que “Nul ne peut être arbitrairement privé du droit d'entrer dans son propre pays”, estimant que “la mesure prise contre le journaliste Farid Alilat relève d'une pratique d'un autre âge et donne de l'Algérie une image qui ne sert ni le peuple ni les gouvernants.”


La présidente de l'Union pour le Changement et le Progrès (UCP) et candidate à la Présidentielle 2024, Zoubida Assoul, s'est dite “indignée” et a exprimé “sa totale solidarité avec Farid Alilat”, appelant à “un état de droit”.


Le militant Karim Tabbou a également réagi à l'expulsion du journaliste Farid Alilat, qualifiant cette mesure d'“injustice” et de “violence”.


Refouler un citoyen algérien depuis son pays vers un pays étranger et l'empêcher de se rendre chez sa famille est plus qu'une injustice, une violence!” a dénoncé le militant dans un communiqué.


Selon lui, “aucune loi ne justifie cette mesure et aucune instance ne peut et ne doit s'arroger le droit d'attenter à la liberté de circuler d'une personne.”


De son côté, Reporters sans frontières (RSF) a condamné “l'expulsion du territoire sans justification” du journaliste algérien résidant en France et travaillant pour l'hebdomadaire Jeune Afrique.


Enfin, l'ONG Riposte Internationale a vivement condamné cette “mesure draconienne” qui “contraste avec les normes internationales et met en lumière une dérive autoritaire préoccupante”.


L'organisation a également dénoncé “le caractère arbitraire et répressif de cette mesure” et a exhorté “la communauté internationale à sortir de son silence complice.



Sophie K.

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