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Présidence du Conseil des droits de l'Homme: le Maroc sous pression

Les projecteurs vont se braquer sur le Maroc alors que le royaume préside, à partir de ce lundi, la 55ème session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. L'occasion pour Reporters sans frontières de lui rappeler sèchement ses manquements en matière de libertés médiatiques.


Dans un communiqué cinglant, RSF épingle la persistance des arrestations arbitraires de reporters et le harcèlement judiciaire que subissent les voix critiques du régime. L'ONG s'alarme notamment des conditions de détention “déplorables” des journalistes Taoufik Bouachrine, Omar Radi et Soulaimane Raissouni, jetés derrière les barreaux pour des motifs politiques en dépit des mises en garde répétées des instances onusiennes.


Un an après une résolution du Parlement Européen exigeant leur libération, les autorités marocaines n'ont toujours pas jugé bon d'obtempérer. Pire, elles continuent d'expulser manu militari les reporters étrangers jugés gênants, dénonce RSF.


Appelant Rabat à enfin “se mettre en conformité avec les normes internationales”, RSF a réclamé auprès du roi en personne la grâce des journalistes emprisonnés. En vain. D'après la militante Hajar Raissouni, “les recommandations de l'ONU ne sont pas respectées au Maroc”. Un camouflet de plus pour la présidence marocaine du Conseil des droits de l'Homme.



Sophie K.

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