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Priorité au contrôle des flux migratoires au sommet du G7

La répression contre les migrants subsahariens s’est intensifiée en Tunisie. Accusés par le chef de l’État de participer à un complot visant à modifier la «composition démographique» du pays, ces derniers ont fait l’objet de véritables chasses à l’homme à partir de juillet 2023. Plusieurs milliers d’entre eux ont été expulsés de leurs domiciles, licenciés ou déplacés aux frontières, en plein désert, au moment de la signature du mémorandum d’entente avec l’UE.


Les Vingt-Sept, Italie en tête, donnent la priorité au contrôle des flux migratoires, sans véritablement prendre au sérieux les discours anti-occidentaux du Président Kaïs Saïed.


Convié au sommet du G7, qui se tient du jeudi 13 au samedi 15 juin dans le sud de l’Italie, le président tunisien, Kaïs Saïed, a finalement décliné l’invitation. Il sera représenté par le chef du gouvernement, Ahmed Hachani.


Aucune explication n’a été avancée alors que les relations entre Rome et Tunis sont au beau fixe, indique le quotidien Français Le Monde. Georgia Meloni, la présidente du Conseil italien, s’est rendue en Tunisie à quatre reprises en moins d’un an. Et Kaïs Saïed, malgré sa dérive autoritaire, reste un interlocuteur à ménager pour les Occidentaux.


Leur relative indulgence tient à la priorité donnée par l’Union européenne (UE) au contrôle des flux migratoires, particulièrement en provenance de la rive sud de la Méditerranée, dans le cadre du mémorandum d’entente signé le 16 juillet 2023 avec la Tunisie.


Les récentes crispations liées aux inquiétudes exprimées par l’UE, la France et les Etats-Unis à la suite de la vague d’arrestations de journalistes, d’avocats et de responsables d’ONG, en mai, n’ont pas fondamentalement altéré cette relation.


La coopération entre la Tunisie et l’UE en matière de contrôle des flux migratoires montre des résultats. Depuis le début de l’année, moins de 23 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes, contre près de 60 000 durant la même période en 2023.


En mai, le ministre tunisien de l’intérieur, Kamel Feki (limogé depuis), avait confié aux parlementaires, lors d’une audition à huis clos, que les frontières étaient étroitement surveillées en réponse aux demandes de certains dirigeants européens à l’approche des élections européennes, selon des révélations du journal Acharaa El Magharibi confirmées par le député Yassine Mami.


La question de flux migratoire depuis la Tunisie vers l’Italie était au menu de la troisième visite officielle de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, en Tunisie, le 17 avril 2024.


Une visite qui coïncidait avec la volonté de l’Italie, qui assure la présidence tournante du G7 pour 2024, d’inviter des dirigeants des pays du Maghreb, la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte, à des réunions dites d’information lors du sommet du Groupe des Sept (G7) .


La rédaction





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