top of page

Rapport mondial 2022: Indépendance judiciaire, Migrants, demandeurs d’asile et réfugiés


Dans son rapport mondial 2022, l'organisation non gouvernementale internationale qui se donne pour mission de défendre les droits de l'homme et le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Human Rights Watch, a décortiqué la situation des droits humains en Algérie en évoquant chacun des volets humanitaires.


Paris,

26 Juillet 2022



Indépendance judiciaire:


"Le 30 mai, le Haut conseil de la magistrature (HCM), organe officiel présidé par le chef de l’Etat, a révoqué le juge Sadedine Merzoug, porte-parole du Club des magistrats libres, une organisation indépendante fondée en 2016 mais non reconnue officiellement. Le motif fourni par le HCM pour la radiation de Merzoug est qu’il avait « violé son obligation de confidentialité » en affichant de nombreuses déclarations pro-Hirak sur Facebook. Le quotidien français Le Monde a écrit que le soutien explicite apporté par Merzoug au Hirak lui avait valu cinq sanctions disciplinaires depuis la naissance du mouvement en 2019", écrit l'organisation.


Migrants, demandeurs d’asile et réfugiés:



"Les autorités algériennes ont poursuivi leur politique d’expulsions collectives vers le Niger et le Mali de milliers de migrants, dont des centaines d’enfants, souvent sans effectuer de tamisage individuel ou sans leur faire bénéficier de procédures régulières. Des migrants ont fait état de cas de violence, de vols de leurs biens, de détentions arbitraires, de détentions d’enfants non accompagnés d’adultes, de mauvais traitements en détention et d’autres mauvais traitements par les autorités algériennes lors de leur arrestation, de leur détention et de leur expulsion par une frontière terrestre.


Entre janvier et juillet, les autorités algériennes ont expulsé 13 602 personnes vers le Niger, dont 8 858 Nigériens, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR); jusqu'à octobre, l’organisation Alarme Phone Sahara au Niger a affirmé que plus de 18 000 personnes avaient été expulsées.


Les autorités ont rapatrié de force la plupart des Nigériens dans des convois de camions, en vertu d’un accord verbal bilatéral de 2014, tandis qu’elles laissaient les autres migrants, de plus de 20 nationalités et pour la plupart originaires d’Afrique sub-saharienne, dans le désert à la frontière du Niger. Parmi les personnes expulsées, se trouvaient au moins 51 demandeurs d’asile ou autres « personnes en situation préoccupante » selon les critères du HCR, en violation du principe de non-refoulement contenu dans le droit international sur les réfugiés.


Bien qu'étant partie aux conventions africaine et onusienne sur les réfugiés, l'Algérie n’est toujours pas dotée d’une loi nationale régissant l’octroi de l’asile et d’un cadre légal de protection des demandeurs.


Des réfugiés et des demandeurs d’asile ont bénéficié d’un libre accès à l'enseignement public et à des soins médicaux de base, mais des obstacles administratifs ont entravé leur accès à l'école et à l'emploi. Selon le HCR, le gouvernement a affirmé qu’il inclurait les réfugiés dans son plan national de vaccination contre le Covid-19 et les vaccinations de réfugiés sahraouis ont commencé en mai 2021." conclut l'organisation.



La rédaction


78 vues

Comments


bottom of page