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Relations franco-algériennes: entre rupture et silence, quel avenir pour le partenariat historique?

Ce qui était dans un passé récent perçu comme des rumeurs ou des menaces voilées à l'encontre de la France en Algérie se révèle désormais de manière flagrante, grâce à des faits indéniables tels que l'introduction de l'anglais dans tous les aspects de l’enseignement au niveau de tous les paliers, le refus de renouveler les agréments d'importation et de fabriquer des véhicules français en Algérie, la récente résiliation de l'agrément de la banque BNP PARISBAS et la suppression du programme éducatif ADEC (Action de Développement des Emplois et des Compétences).



Durant ce mois, le ministre de l'industrie a révélé que pas moins de 300 dossiers ont été minutieusement étudiés en seulement dix mois.


Il a ensuite précisé que sur ces 300 dossiers, 112 ont été acceptés, dont 70 ont obtenu une autorisation préalable d'exercice de l'activité, tandis que 38 ont obtenu de façon définitive le statut de concessionnaire de véhicules, soit une part de marché de 60% pour les opérateurs ayant pleinement respecté les critères spécifiés dans le cahier des charges.


Cependant, sans être explicitement mentionnés, les dossiers concernant les marques Renault et Peugeot ont été rejetés d'emblée, sans le moindre ménagement.


Le site de production de Renault à Oued Tlelat a cessé ses activités depuis un certain temps, tandis que l’usine de Peugeot, qui était en cours de construction, a été transformée en une usine Fiat. Les deux marques appartiennent au même propriétaire, Stelantis.


Le gouvernement semble désormais opter pour des marques asiatiques telles que Cherry, qui inondera le marché avec des prix très attractifs.


Avant même la rentrée scolaire de septembre 2023, un fait non négligeable se démarque : le gouvernement se lance à toute vitesse dans le processus d'anglicisation de l'environnement des institutions et des villes et l'introduction de l'anglais dès le primaire jusqu'au doctorat.


Dans un autre registre, des problèmes surgissent pour la banque française BNP PARIBAS, qui rencontre des difficultés pour obtenir le renouvellement de son agrément.


En parallèle, les écoles privées algériennes étaient chargées de mettre en œuvre le programme éducatif ADEC (Action de Développement des Emplois et des Compétences).


Cependant, une décision est tombée : seuls les instituts français et quelques lycées seront tolérés et auront le privilège de continuer à enseigner le français, tandis que tous les autres programmes sont désormais prohibés.


Cependant, il est difficile de dire si cela signifie la fin des relations historiques privilégiées avec la France ou si c’est simplement un coup de rhum entre les deux rives. Il est possible que la France dispose d’assez de leviers pour rétablir les relations détériorées suite aux déclarations intempestives du Président Macron ?


En conclusion, on peut dire que l’Algérie a pris des mesures radicales pour réduire l’influence de la France dans les domaines économique, éducatif et culturel, ce qui témoigne d’un changement profond dans les relations bilatérales entre les deux pays.


La France, quant à elle, semble adopter une attitude passive et silencieuse face à cette situation, ce qui soulève des interrogations sur sa stratégie et ses intérêts dans la région.


Yacine M

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