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Séisme politique en France: la gauche en tête, le RN freiné


Dans un retournement de situation spectaculaire, le Nouveau Front populaire (NFP), alliance de gauche, est arrivé en tête du second tour des élections législatives françaises ce dimanche. Ce résultat inattendu bouleverse le paysage politique, laissant le pays sans majorité claire pour former un gouvernement.


Selon les premières estimations, le NFP pourrait obtenir entre 172 et 215 sièges, devançant ainsi le camp macroniste (150 à 180 sièges) et le Rassemblement national (120 à 152 sièges). Cette performance marque une nette progression par rapport aux 151 élus de la Nupes en 2022.


Le « front républicain », constitué entre les deux tours pour contrer la montée du RN, semble avoir porté ses fruits. La dissolution de l'Assemblée nationale, décidée par Emmanuel Macron il y a un mois, n'a pas produit la déroute redoutée pour son camp, malgré une perte significative de sièges.


Pour le RN, c'est la douche froide. Malgré une progression en nombre de députés, le parti de Marine Le Pen voit s'éloigner son rêve de majorité absolue et de conquête de Matignon. Jordan Bardella, président du RN, a dénoncé « l'alliance du déshonneur » entre macronistes et gauche.


Jean-Luc Mélenchon, triomphant, a réclamé le départ du Premier ministre Gabriel Attal et appelé le NFP à « gouverner ». Cependant, la composition hétéroclite de cette alliance, allant de La France insoumise à Place publique, soulève des questions sur sa cohésion future.


La France se retrouve ainsi dans une situation de tripartition inédite sous la Ve République, avec une participation électorale de 67%, la plus élevée depuis 1997. Aucun bloc ne semblant capable de former seul un gouvernement, plusieurs scénarios se dessinent : une improbable coalition gauche-macronistes, un gouvernement technique, ou une période d'instabilité politique.


Sophie K.

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