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Tensions au Moyen-Orient: L’ONU encourage le Conseil de sécurité à contribuer à l'apaisement


Tensions au Moyen-Orient: L’ONU encourage le Conseil de sécurité à contribuer à l'apaisement
UNIFIL/Pasqual Gorriz: Des soldats de la paix de l'ONU patrouillent le long de la Ligne bleue à El Odeisse, au sud du Liban

La cheffe des affaires politiques de l’ONU, Rosemary DiCarlo, a prévenu lundi le Conseil de sécurité que les tensions au Moyen-Orient continuent d’augmenter et a encouragé les membres du Conseil à contribuer à l'apaisement de ces tensions.


Selon elle, la hausse des tensions n’est pas une surprise, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ayant mis en garde « à plusieurs reprises contre les risques d’une nouvelle escalade et d’erreurs de calcul dans la région depuis les horribles attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre et la contre-offensive israélienne dévastatrice à Gaza ».


La cheffe des affaires politiques a noté que depuis la mi-octobre 2023, on assiste à des incidents quasi quotidiens dans la région, citant notamment les quelque 165 attaques contre des installations américaines en Syrie et en Iraq, qui ont incité les États-Unis à lancer des frappes dans ces deux pays.


Elle a évoqué aussi l’attaque de drone qui a tué trois militaires américains et en a blessé 40 autres dans une base américaine, le 28 janvier dans le nord-est de la Jordanie. Le 2 février, l’armée américaine a déclaré avoir mené 85 frappes aériennes en Iraq et en Syrie contre les forces Al-Qods des Gardiens de la révolution islamique iraniens et des groupes affiliés.


Les États-Unis ont dit qu’ils avaient ciblé notamment des opérations de commandement et de contrôle, des centres de renseignement et des installations d’armement, et qu’ils ne cherchaient pas à créer un conflit au Moyen-Orient ou ailleurs, a noté Mme DiCarlo.


« Alors que le gouvernement iraquien continue de réitérer son engagement à protéger les forces américaines et de la coalition en Iraq, certaines factions armées liées à la 'Résistance islamique en Iraq' se sont engagées à poursuivre leurs attaques contre les forces américaines et de la coalition dans la région », a-t-elle ajouté.


Liban, Golan, Yémen, Iraq, Syrie:


La cheffe des affaires politiques a souligné que la vague de violence depuis début octobre touche une grande partie du Moyen-Orient.


L'armée israélienne et le Hezbollah, ainsi que d’autres groupes armés non étatiques au Liban, échangent des tirs à travers la Ligne bleue presque quotidiennement depuis le 8 octobre.

Il y a eu des tirs de roquettes répétés sur le Golan occupé entre Israël et des milices apparemment liées à l’Iran, ainsi que des frappes aériennes attribuées à Israël par le gouvernement syrien sur plusieurs sites en Syrie.


Selon Rosemary DiCarlo, les attaques continues de drones et de missiles houthistes ainsi que les menaces pesant sur la navigation dans la mer Rouge « sont profondément inquiétantes » et risquent à la fois « d’exacerber le conflit et d’avoir un impact supplémentaire sur le commerce international, les entreprises détournant les navires de routes maritimes cruciales ».


Depuis le 11 janvier, les États-Unis et le Royaume-Uni, avec le soutien de six autres États membres, ont lancé des frappes contre les positions des houthistes au Yémen. Au cours des trois derniers jours, ces frappes se sont produits consécutivement. Plus de 36 cibles réparties sur 13 sites auraient été touchées le 3 février, y compris ce qui a été décrit comme des installations de stockage souterraines, des sites de commandement et de contrôle, des systèmes de missiles, des sites de stockage et d'opérations de drones, des radars et des hélicoptères.


Un autre site de lancement de missiles aurait été touché le 4 février. Lundi, des sites à Hodeïda ont également été visés, notamment certains très proches des bureaux des Nations Unies sur le terrain, a noté la haute responsable onusienne.


Dans ce contexte, Rosemary DiCarlo a réitéré l’appel du Secrétaire général à toutes les parties « à prendre du recul et à prendre en compte le coût humain et économique insupportable d’un éventuel conflit régional ».


Elle a rappelé que les quatre derniers mois ont été une « période de chagrin et d’angoisse » pour les Israéliens et ont été « déchirants et catastrophiques » pour les civils palestiniens à Gaza, où la faim sévit et les maladies se propagent.


Elle a fait écho à l’appel du Secrétaire général à la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages et a réitéré son appel à un cessez-le-feu humanitaire immédiat à Gaza.


Alors que le Moyen-Orient reste « très instable », la cheffe des affaires politiques de l’ONU a estimé que la stabilité régionale à long terme exige « la mise en œuvre d’une feuille de route politique claire dans chacune de ces situations ».


Elle a rappelé que le Secrétaire général poursuit ses efforts de sensibilisation auprès de toutes les principales parties prenantes « pour exhorter toutes les parties à prendre des mesures concrètes pour apaiser les tensions et à œuvrer à la recherche de solutions politiques durables visant à résoudre, plutôt qu'à simplement gérer, les conflits de longue date ».


« J'appelle le Conseil à continuer de collaborer activement avec toutes les parties concernées pour éviter une nouvelle escalade et une aggravation des tensions », a-t-elle ajouté.


La rédaction/ONU

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