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Un an de prison requis contre le journaliste emprisonné Mustapha Bendjama

Le journaliste algérien Mustapha Bendjama n'en finit plus de subir la pression de la justice de son pays. Déjà emprisonné depuis 10 mois à la prison de Boussouf à Constantine, il vient de voir le procureur requérir un an de prison ferme à son encontre. Son délit ? Avoir fait son travail de journaliste en révélant la tenue d'un mariage en infraction avec les règles sanitaires pendant la pandémie de Covid-19.


Retour sur les faits. En mars 2020, au plus fort de la première vague épidémique, Mustapha Bendjama révèle dans son journal Le Provincial et à la chaîne Al Hadath la célébration d'une fastueuse cérémonie de noces réunissant des centaines de personnes dans la salle des fêtes Atlas d'Annaba. Tollé immédiat dans une Algérie confinée. L'ex-wali de la ville porte plainte contre le journaliste pour « diffamation » et « atteinte à l'ordre public ».


S'en suit depuis une véritable épreuve judiciaire pour Mustapha Bendjama. Condamné une première fois par défaut en décembre 2020 à une année de prison ferme, il écope lors du procès en opposition en juillet dernier d'une amende salée de 30.000 dinars. Et le voilà de nouveau sous la menace d'un an de détention ferme requis lors d'un 3ème procès hier. Le verdict a été mis en délibéré pour le 19 décembre.



Sophie K.

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