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Un appel à une grève générale lancé à Tizi-Ouzou, Bouira et Bejaia


« Un appel a été lancé dans les trois wilayas principales de la Kabylie, à savoir Bouira, Tizi Ouzou et Béjaïa, pour une grève générale, prévue le 2 novembre 2022, de 6h à 12h » , selon le site d'information L'avant-garde Algérie.


« Plus de 300 kabyles sont actuellement en prison, sans jugement et sans procès depuis plus de deux ans pour certains. D’autres sont en état de fuite. Leurs familles n’ont toujours pas de leurs nouvelles depuis plusieurs mois déjà », ajoute le site Avant-gardiste.


« Les initiateurs de l’appel restent, pour le moment, anonymes, mais leurs revendications, elles, demeurent pour le moins claires et sans ambiguïté », explique le site d'information.


Ils appellent à la mobilisation générale afin de dénoncer « la dictature du régime algérien, la diabolisation de la Kabylie, l’emprisonnement arbitraire des militantes et militants, la cherté de la vie, l’appauvrissement de la Kabylie et la politique de la terre brûlée exercée par le régime en place », lit-on sur l’appel.


Les autorités algériennes avaient déjà élargi le champ de la répression en 2021 pour y inclure les membres de Rachad et les activistes militant pour l’autonomie de la Kabylie.


Le gouvernement a défini le MAK ( un mouvement favorable à l’autonomie de la région de Kabylie) et le mouvement Rachad comme « organisations terroristes » et a arrêté plusieurs personnes, dont des activistes des droits humains, des journalistes et un avocat, sous l’accusation d’avoir des liens avec ces groupes.


Le 24 août 2021, Karima Nait Sid, co-présidente du Congrès mondial des Amazigh, une association qui défend les droits du groupe ethnique des Amazigh, a été arrêtée et détenue au secret en un lieu inconnu pendant trois jours, selon Frontline Defenders.


Elle est réapparue le 1er septembre, comparaissant à Alger devant un procureur, qui l’a inculpée d’« atteinte à l’unité nationale et à la sécurité de l’État et appartenance à une organisation terroriste », dans une référence apparente au MAK.


Elle était détenue dans une prison de Tipaza dans l’attente de son procès.


Le MAK, créé en 2001, se définit lui-même comme un mouvement cherchant à obtenir une autonomie vis-à-vis d’Alger comme prélude à la fondation d’un État indépendant en Kabylie « par des moyens pacifiques » et dément toute implication dans des activités violentes.


Certains observateurs de la scène politique qualifient la situation en Kabylie, de pire que celle vécue sous Boumedienne. « Elle est devenue insupportable et frôle même l’explosion, d’où l’appel à cette grève générale. » explique le site d'information L'Avant-garde Algerie.






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