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Un des personnages clés de l’enquête: Mohamed Sifaoui au cœur de l’affaire dites « Fonds Marianne »

Alors qu'il devait être auditionné par la commission d’enquête sénatoriale sur le fonds Marianne. À l’aube du 13 juin dernier, vers 6 heures du matin, des policiers se sont présentés au domicile parisien, de l'essayiste franco-algérien, Mohamed Sifaoui, pour une perquisition.


Mohamed Sifaoui est entendu ce jeudi 15 juin 2023 au Sénat dans le cadre de l’enquête pour détournement de fonds publics sur la gestion du Fonds Marianne.


Il s'agit de comprendre comment l’Union des sociétés d’éducation physique et de préparation militaire (USEPPM), une petite association dont Mohamed Sifaoui est l’un des administrateurs, a pu bénéficier de la plus grosse subvention du fonds Marianne. 


Cette association à l’activité déclinante a bénéficié de la plus grosse subvention du fonds chargé de financer la riposte aux discours séparatistes.


Mohamed Sifaoui a été l'un des deux porteurs du projet de l'Union des sociétés d'éducation physique et de préparation militaire (USEPPM).


Cette association est donc la principale bénéficiaire du fonds Marianne, lancé après le choc causé par l'assassinat en 2020 du professeur Samuel Paty, dont la gestion controversée fait aujourd'hui l'objet d'une enquête judiciaire.


La coquette somme perçue par l'USEPPM, 355.000 euros, aurait seulement alimenté un site internet et des publications peu suivies sur les réseaux sociaux, selon des informations de presse.


Seuls « 500 posts, tweets, threads et vidéos » défendant la République avaient été produits, comme l’avait expliqué devant la commission d’enquête, l’ancien secrétaire général du Comité Interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), Christian Gravel. Ce dernier faisant également l’objet d’une perquisition de son domicile mardi dernier.


Devant la commission d’enquête du Sénat, l'actuelle secrétaire d’Etat à l’économie sociale et solidaire a été auditionnée pendant plus de trois heures par la commission d’enquête sénatoriale. Marlène Schiappa a tenté de clarifier mercredi 14 juin son rôle dans la gestion controversée du fonds Marianne qu’elle a lancé en avril 2021 pour lutter contre le « séparatisme ».



Interrogée, sur ses possibles liens avec Mohamed Sifaoui, dont l’association a fait l’usage d’une subvention qui se trouve sous le feu croisé des enquêtes et de l’information judiciaire, la ministre a dit ne pas être son « amie ».


Dans la droite ligne de son audition, la ministre a finit par assumé « toute [sa] responsabilité », mais uniquement sa « responsabilité politique » dans le lancement et le suivi du fonds Marianne.


Lors d'une audition au Sénat, le responsable de la gestion du fonds Marianne, le préfet Christian Gravel, avait évoqué à son propos un « expert » qui « fait autorité ».


Depuis la révélation d'une enquête judiciaire visant la gestion du fonds Marianne, les personnes qui l'ont côtoyé de près ou de loin interrogées par l'AFP préfèrent garder le silence: « non merci » ou « rien à dire ».


Pour rappel, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 4 mai par le Parquet national financier pour « détournement de fonds publics par négligence », « abus de confiance » et « prise illégale d’intérêts », les enquêteurs cherchent à comprendre comment l’Union des sociétés d’éducation physique et de préparation militaire (USEPPM), une petite association méconnue dont M. Sifaoui était l’un des administrateurs, a pu bénéficier de la plus grosse subvention – 355 000 euros initialement prévus – du fonds Marianne.


Cette manne de 2,5 millions d’euros d’argent public a été créée par Marlène Schiappa, alors ministre déléguée à la citoyenneté, au printemps 2021, quelques mois après l’assassinat terroriste d’un professeur d’histoire-géographie, Samuel Paty, afin de financer la riposte face aux discours séparatistes.


Réfugié politique en France, Mohamed Sifaoui a échappé à quatre attentats en Algérie dans les années 1990 et demeure la cible de menaces de morts récurrentes.


Volontiers provocateur, très présent sur les plateaux télé et réseaux sociaux, il a, du fait de ces menaces, été placé sous protection policière.


L'auteur de livres et réalisateur de documentaires sur l'islam politique et le terrorisme s'est fait connaître en 2003 avec son ouvrage « Mes frères assassins: comment j'ai infiltré une cellule d'Al-Qaïda ».


À partir d'octobre dernier, il a fait un passage éclair dans le monde du football professionnel en prenant la direction de la communication du SCO d'Angers qui, à l'issue d'une saison 2022-2023 catastrophique, a été relégué en Ligue 2.


La rédaction



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