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Une trêve bienvenue mais fragile entre le Hamas et Israël

Après plus de 6 semaines d'affrontements sanglants dans la bande de Gaza, le Hamas et Israël sont parvenus in extremis à un accord de cessez-le-feu de 4 jours, grâce à une intense médiation de l'Égypte et du Qatar. Si cet accord est un soulagement après le lourd bilan du conflit, avec plus de 14 000 morts palestiniens selon le Hamas, sa fragilité inquiète.


Concrètement, l'armée israélienne devra suspendre ses frappes et incursions dans la bande de Gaza pendant 96 heures. Des convois humanitaires essentiels pourront ravitailler les habitants éprouvés par les pénuries. En parallèle, 50 prisonniers israéliens, pour la plupart des femmes et des enfants, seront libérés en échange de 150 détenus palestiniens mineurs.


Le chef du bureau politique du Hamas à Gaza, Ismail Haniyeh, s'est félicité de cet accord obtenu de haute lutte, mais a martelé : «Nos mains restent sur la gâchette. Nous resterons fidèles au sang versé et aux aspirations de notre peuple à la libération».


Du côté israélien, le Premier ministre Yaïr Lapid a salué «un accomplissement important» tout en promettant de frapper à nouveau Gaza «avec force» si le Hamas rompt la trêve. Signe de la méfiance mutuelle, le Hamas a obtenu qu'Israël s'engage à ne procéder à aucune arrestation pendant l’accalmie.


Au-delà de cet accord précaire, une solution politique globale au conflit israélo-palestinien reste indispensable. L'ONU et des ONG pressent les deux parties de reprendre des négociations sérieuses pour mettre fin à des décennies d'impasse. Mais les positions apparaissent toujours irréconciliables entre un Hamas qui réclame la fin de « l'occupation » israélienne, et un gouvernement israélien refusant de reconnaître l'État palestinien. D'où les craintes de nouvelles flambées de violence.


Sophie. K/Agences 


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