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Yémen: la tension monte à l'international au sujet de la mer Rouge

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont mené des frappes dans la nuit de jeudi à vendredi, en réponse aux attaques menées ces dernières semaines par les rebelles Houthis du Yémen.


Les frappes occidentales ont ainsi visé des sites militaires dans la capitale Sanaa au Yémen, et les gouvernorats de Hodeidah, Taïz, Hajjah et Saada, a indiqué le porte-parole militaire des Houthis. Cinq personnes ont donc été tuées et six blessées parmi les rebelles, a-t-il ajouté, dénombrant « 73 raids » de « l'ennemi américano-britannique ».


Ces frappes, menées dans les environs de 00h30 cette nuit, ont visé des radars et des infrastructures de drones et de missiles.


L’objectif était de réduire les capacités des Houthis à s'attaquer aux navires marchands en mer Rouge, a souligné le ministre américain de la Défense.


Un haut responsable militaire américain a ajouté, lors d'un entretien avec la presse: «Nous avons visé des capacités très précises dans des endroits très précis avec des munitions de précision», de manière à «réduire le risque de dommage collatéral» pour les civils.


L’OTAN a qualifié ces frappes de «défensives», ajoutant qu’elles «visaient à préserver la liberté de navigation dans l'une des voies maritimes les plus importantes au monde».


Dans une déclaration commune, Washington, Londres et huit de leurs alliés parmi lesquels l'Australie, le Canada et Bahreïn ont, de leurs côtés, souligné que l'opération, menée dans un contexte de forte tension régionale, visait à la « désescalade » et à « restaurer la stabilité en mer Rouge ». Une opération menée « avec succès », a affirmé le président américain, Joe Biden, évoquant une action « défensive » pour protéger notamment le commerce international.


Depuis quelques semaines, les rebelles Houthis s'en prennent, avec des drones, aux navires de commerce, dans le détroit de Bab el-Mandeb.


Un point de passage stratégique reliant le golfe d'Aden à la mer Rouge, et situé juste avant le Canal de Suez. Résultat, le trafic du commerce maritime mondial se trouve fortement perturbé, obligeant les navires à faire un détour par le cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud.


Les Houthis visent régulièrement des navires commerciaux, qu’ils accusent de lien avec Israël auquel ils ont déclaré la guerre. Ils disent notamment agir en « solidarité » avec les Palestiniens de Gaza, depuis le début du conflit avec Israël.


En réponse à ces attaques, les Etats-Unis ont monté une coalition internationale et déployé des navires de guerre pour protéger le trafic maritime dans cette zone où transite 12% du commerce mondial.



La rédaction




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