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ARTICLES


Nassera Dutour à l'ONU : « Aucun État ne doit pouvoir punir dans le silence »
Rassemblement : Nassera Dutour tenant le portrait de son fils disparu, Amine Amrouche Refoulée de son propre pays en juillet 2025, privée depuis de toute explication écrite, Nassera Dutour est revenue le 24 septembre devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, à Genève. La présidente du CFDA y a dénoncé une interdiction d'entrée jamais justifiée et la fermeture, en mars, des locaux de SOS Disparus, où des milliers de dossiers restent sous scellés. Elle y voit des représ
il y a 6 jours4 min de lecture


Octobre 1988 : la promesse inachevée de l’Algérie
Trente-huit ans après les émeutes d’octobre 1988, une question continue de hanter la vie politique algérienne : qu’est-il réellement resté de cette rupture historique qui avait semblé ouvrir la voie à une démocratisation du pays ? Lorsque des milliers de jeunes descendent dans les rues d’Alger puis de nombreuses villes du pays au début du mois d’octobre 1988, ils ne portent ni programme idéologique élaboré ni projet partisan structuré. Ils expriment avant tout une colère soci
5 oct.3 min de lecture


Mohamed Benchicou, une vie consacrée à la presse et à la liberté d’expression en Algérie
Mohamed Benchicou n’est plus. Le journaliste et écrivain algérien s’est éteint à l’âge de 74 ans, laissant derrière lui une œuvre importante et une trajectoire intimement liée à l’histoire de la presse indépendante en Algérie. À travers ses articles, ses livres et ses combats éditoriaux, il aura marqué plusieurs générations de lecteurs et de journalistes. Belle plume, érudit et homme de presse au caractère affirmé, Mohamed Benchicou avait commencé sa carrière à El Moudjahid,
24 sept.3 min de lecture


Peine de mort : le projet de loi va plus loin que le cadre fixé par le Président
Le projet de loi présenté lundi à l'APN punit de mort tout incendie volontaire de forêt ou de champ, même sans victime, et toute agression grave contre un enfant, sans circonstances atténuantes. Il va ainsi au-delà des deux cas retenus par le président Tebboune : l'incendie meurtrier et l'enlèvement d'enfant avec sévices. Le projet de loi modifiant l'ordonnance 66-156 portant code pénal, présenté lundi par le garde des Sceaux Lotfi Boudjemaa devant la commission des affaires
22 sept.4 min de lecture


Alger pleure Sid-Ahmed Agoumi, le géant modeste du cinéma algérien
Le comédien, acteur et homme de culture, Sid-Ahmed Agoumi, est décédé ce dimanche matin à Alger à l’âge de 86 ans des suites d’une longue maladie. De son vrai nom Sid-Ahmed Meziane, Agoumi -nom d’emprunt qu’il a employé pour éviter que sa mère ne le reconnaisse à la radio au début de sa carrière- fait partie des figures les plus marquantes du cinéma algérien, en tant qu’acteur et réalisateur, mais également comme gestionnaire d’établissements culturels. Il a joué dans une cin
20 sept.2 min de lecture


Affaire Nadia Moussaoui : deux ans de prison requis contre l'enseignante de tamazight
C'est une affaire qui suscite une vive émotion en Algérie. Nadia Moussaoui, connue sur les réseaux sous le nom « Tamazight Moussaoui », enseignante de langue amazighe au lycée Aliane Hmimi de Chorfa (wilaya de Bouira), a été placée sous mandat de dépôt par le juge d'instruction près le tribunal de M'Chedallah. Au fil des années, Nadia Moussaoui s'est fait connaître bien au-delà de son établissement en devenant l'une des influenceuses les plus actives en langue kabyle. Elle av
17 sept.2 min de lecture


Elaine Mokhtefi : disparition d’une grande amie de l’Algérie et figure majeure des luttes anticoloniales
Elaine et Mokhtar Mokhtefi Elaine Mokhtefi s’est éteinte le 11 septembre à New York, à l’âge de 98 ans. Avec elle disparaît l’une des grandes voix internationales de la lutte anticoloniale, une militante dont le parcours singulier a accompagné, soutenu et parfois façonné des moments décisifs de l’histoire algérienne contemporaine. L’année dernière encore, elle célébrait ses 97 ans à Alger, invitée par le Festival international d’Alger et l’Association des Amis de la Révolutio
12 sept.2 min de lecture


Les familles de disparus en Algérie visées par une vague de répression, alerte Amnesty International
Le bureau d'Alger de SOS Disparus est scellé depuis le 16 mars 2026. Amnesty International et plusieurs organisations du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord dénoncent, dans une déclaration conjointe, des arrestations, une condamnation et un rassemblement dispersé. « Le message que nous envoyons est clair : les familles des personnes portées disparues et soumises à des disparitions forcées ne se laisseront ni réduire au silence, ni intimider, ni entravées dans leur quête de véri
11 sept.2 min de lecture


Le Mémorial virtuel des disparu(e)s forcé(e)s, détruit par des cyberattaques, remis en ligne par le CFDA
Fils de Nassera Dutour, Amine Amrouche a disparu en janvier 1997 après son arrestation par des agents de l'État algérien. Vingt-neuf ans plus tard, le site qui porte sa mémoire, comme celle de milliers d'autres disparus, vient d'être remis en ligne par le CFDA après avoir été détruit par des cyberattaques. En janvier 1997, Amine Amrouche, 21 ans, est arrêté par des agents de l’État algérien dans la banlieue d’Alger. Il ne réapparaîtra jamais. Ce jour-là, il n’a pas été pris s
9 sept.3 min de lecture


Relaxé à Paris, Kamel Daoud reste au cœur d’un brasier judiciaire entre France et Algérie
La 17e chambre correctionnelle de Paris a rendu aujourd’hui son verdict dans le premier procès en diffamation intenté par Saâda Arbane contre l’écrivain et journaliste Kamel Daoud. Le tribunal a relaxé l’auteur, estimant que les propos incriminés ne permettaient pas d’identifier la plaignante. Les juges ont en outre condamné Mme Arbane pour citation abusive et l’ont astreinte au versement de dommages-intérêts symboliques à l’écrivain ainsi qu’au directeur de la publication du
8 sept.2 min de lecture


Peine de mort : le PT réaffirme une opposition de principe, vieille de trente-cinq ans
Louisa Hanoune reprend l'argumentaire du Parti des travailleurs contre la peine de mort, au moment où le pouvoir prépare une révision du Code pénal pour en réintroduire l'exécution dans plusieurs cas. Louisa Hanoune n'a pas changé de position. Dans une déclaration rendue publique, la porte-parole du Parti des travailleurs revient sur un dossier relancé par le pouvoir ces derniers mois. Le président Tebboune a réclamé le rétablissement de l'exécution de la peine capitale après
5 sept.2 min de lecture


Le crime d’État que l’Algérie n’a jamais voulu nommer
La disparition forcée reste en Algérie un crime d’État méconnu, non pas faute de preuves ou de mobilisation, mais parce qu’un système politique entier s’est construit sur l’effacement, l’intimidation et la réécriture du passé. Trois décennies après le début des enlèvements massifs des années 1990, une majorité d’Algériens ignore encore l’ampleur du phénomène, sa qualification juridique, et surtout la responsabilité directe des institutions. Ce n’est pas un accident de mémoire
2 sept.3 min de lecture


Les disparus, la mémoire confisquée et la résistance des familles : l’Algérie face à son crime continu
La journée internationale contre les disparitions forcées résonne en Algérie comme une blessure ouverte que l’État s’efforce de recouvrir d’un vernis juridique opaque. Derrière les chiffres, les rapports et les discours officiels, il y a des vies suspendues, des familles qui refusent l’oubli, et un pouvoir qui a méthodiquement construit un système pour empêcher toute vérité d’émerger. Le mouvement des familles de disparus est né au milieu des années 1990, dans un climat de te
30 août3 min de lecture


Université d’été : l’intervention poignante de Nadia Matoub en hommage aux défenseurs des libertés
L’ONG Riposte Internationale a organisé son université d’été annuelle, un rendez-vous désormais incontournable pour les défenseurs des droits humains, les acteurs associatifs et les voix engagées pour les libertés fondamentales. Cette édition, marquée par une forte charge symbolique, a été dédiée à la mémoire d’Ahmed Aït Bachir, militant infatigable de la cause amazighe, défenseur des droits humains et de la démocratie. À travers cet hommage, l’organisation a tenu à rappeler
24 août2 min de lecture


Université d’été de Riposte Internationale : quatre jours pour réaffirmer la primauté des libertés
La 5ᵉ édition de l’Université d’été de Riposte Internationale, organisée du 18 au 21 août 2026 à Orléans, s’est achevée après quatre journées de débats nourris autour des droits humains, des libertés fondamentales, de l’État de droit et des défis politiques et sociaux qui traversent nos sociétés. Cette édition était dédiée à la mémoire d’Ahmed Aït Bachir, militant infatigable de la cause amazighe, de la démocratie et des droits humains. En lui rendant hommage, Riposte Interna
24 août3 min de lecture


Dix ans après la mort en détention du journaliste Mohamed Tamalt, son frère réclame la réouverture du dossier
Le 11 décembre 2016, Mohamed Tamalt, 41 ans, journaliste algéro-britannique, succombe à une blessure au crâne à l’hôpital Lamine-Debaghine de Bab-El-Oued à Alger alors qu’il était en détention. Le ministère de la Justice a alors conclu à une mort naturelle, tandis que sa famille accuse les autorités d’avoir assassiné le journaliste. Près de 10 ans après, son frère, Abdelkader, demande l’ouverture d’une enquête indépendante et l’étude du dossier médical. Lorsqu’il rentrait au
24 août3 min de lecture


Un député écroué pour fraude, un astérisque au Journal officiel : l'Algérie au temps de la médiocrité prédit par Mehri
Un député proclamé élu par la Cour constitutionnelle, écroué pour fraude électorale, réduit à un astérisque au Journal officiel. La sentence attribuée à l'homme d'État disparu en 2012 vient de trouver son illustration. Il y a des phrases qui attendent leur heure. Celle qu'on prête à Abdelhamid Mehri, l'homme d'État algérien mort en janvier 2012, a patienté trois décennies avant de trouver son incarnation administrative. « Nous sommes au temps de la médiocrité, et la médiocrit
26 juil.4 min de lecture


Visas : quand un geste diplomatique vers Alger embrase le débat français
L’annonce d’un possible retour à 250 000 visas annuels pour les Algériens a agi comme un détonateur dans un paysage politique français déjà saturé de tensions identitaires et migratoires. À l’origine, une interview de l’ambassadeur de France à Alger, Stéphane Romatet, relayée mi‑juillet 2026, où il évoque la volonté de « retrouver le niveau d’avant‑crise ». En Algérie, le message est reçu comme un signe d’apaisement après plusieurs années de crispations diplomatiques. En Fran
21 juil.2 min de lecture


Condamnation de Fethi Ghares : Zoheïr Rouis dénonce une atteinte à l’espace politique et appelle à un sursaut démocratique
La condamnation de Fethi Ghares, figure politique connue pour ses prises de position critiques envers les autorités, a suscité de nombreuses réactions dans le paysage politique algérien. Parmi elles, celle de Zoheïr Rouis, vice‑président du parti Jil Jadid , qui a publié une déclaration ferme dénonçant une atteinte grave à l’espace du débat public. Pour lui, cette affaire dépasse largement le cas individuel de Fethi Ghares et renvoie à une question fondamentale : la place de
21 juil.2 min de lecture


Bouira, 1964 : Treize vies pour une indépendance qui voulait aussi la liberté
Stèle commémorative sur le lieu du massacre Le 17 juillet 2026 marque le soixante-deuxième anniversaire d’un épisode longtemps enfoui dans les marges de l’histoire officielle : la mort de treize maquisards du Front des Forces Socialistes, tombés au village Halassa, commune d’Ath Rached, dans la wilaya de Bouira. Leur disparition, survenue le 17 juillet 1964, demeure l’un des symboles les plus puissants de la résistance politique post‑indépendance, un moment où la quête de dém
18 juil.3 min de lecture
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