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Abdelkrim Zeghileche interpelle la présidente du CNDH après une promesse non tenue

  • il y a 7 jours
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Dernière mise à jour : il y a 6 jours

L’activiste Abdelkrim Zeghileche a vivement interpellé la présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH) après son audience à Constantine, l’accusant de ne pas avoir respecté l’engagement de l’accompagner juridiquement.


Dans une déclaration rendue publique, il affirme que la responsable du CNDH lui avait assuré que l’institution dépêcherait un avocat pour assister à son procès et se constituerait partie prenante de la procédure. Or, selon lui, aucun représentant du Conseil n’était présent au tribunal le jour de l’audience, ce qu’il qualifie de rupture de confiance.


Cette prise de position tranche avec le message qu’il avait publié quelques jours plus tôt, dans lequel il remerciait la présidente du CNDH, fraîchement élue, pour l’avoir reçu à Alger. Il avait alors salué ce geste comme un signe d’ouverture institutionnelle. Le contraste entre ces deux déclarations successives souligne la déception de l’activiste, qui estime que la crédibilité d’une institution chargée de défendre les droits fondamentaux repose sur la cohérence entre les engagements annoncés et les actes concrets. Sa critique, formulée avec fermeté mais sans outrance, met en lumière les attentes élevées de la société civile envers le CNDH, dont le rôle dans l’accompagnement des justiciables demeure régulièrement questionné.


Zeghileche indique par ailleurs que les deux affaires prévues ce jour-là ont été reportées au 25 mai et qu’il a pu consulter les chefs d’accusation dans les cinq dossiers à venir. Selon lui, toutes les poursuites reposent principalement sur l’accusation d’« incitation à la violence et à la haine », à laquelle s’ajoutent un ou deux autres chefs qu’il dit détailler ultérieurement. Il affirme que ces accusations visent notamment son article consacré à ce qu’il appelle « la police politique » et conteste fermement leur fondement, répétant qu’il n’a jamais appelé à la violence ni à la haine.


En répétant publiquement qu’il n’a jamais appelé ni à la violence ni à la haine, l’activiste et militant cherche à mettre en évidence l’écart qu’il perçoit entre ses écrits et les charges retenues contre lui. Cette situation renforce, selon lui, le sentiment d’un soutien institutionnel défaillant, au moment où il estime en avoir le plus besoin. Sa prise de parole relance ainsi le débat sur la place réelle du CNDH dans la protection des droits et sur la nécessité, pour les institutions publiques, de consolider la confiance par des engagements tenus.


Yacine M


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