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Adoption de la Loi de Finances 2026 : un rituel solennel, des promesses fragiles

  • 15 déc. 2025
  • 1 min de lecture

Le président Abdelmadjid Tebboune a signé, dimanche 14 décembre 2025, la Loi de Finances pour l’exercice 2026 lors d’une cérémonie officielle au siège de la Présidence. Derrière le décorum institutionnel, cette promulgation apparaît davantage comme un exercice de communication politique que comme une réponse concrète aux urgences sociales.


Adopté par l’Assemblée populaire nationale le 18 novembre puis par le Conseil de la Nation le 4 décembre, le texte est présenté comme porteur de réformes économiques et de rationalisation budgétaire. Mais au-delà des slogans sur la diversification et la modernisation, la question centrale demeure : ce budget peut-il réellement atténuer l’inflation galopante, réduire le chômage endémique et améliorer l’accès aux services essentiels, alors que la population vit une crise quotidienne ?


La cérémonie, organisée juste avant le Conseil des ministres, a été mise en scène comme un signal de stabilité institutionnelle. Pourtant, dans les milieux économiques et sociaux, les doutes persistent : les mesures annoncées semblent davantage destinées à rassurer les partenaires internationaux et à consolider le discours officiel sur la souveraineté économique qu’à transformer la réalité vécue par les citoyens.


En inscrivant cette Loi de Finances dans le calendrier politique de fin d’année, le pouvoir algérien cherche à afficher une continuité réformatrice. Mais l’écart entre les ambitions proclamées et l’expérience concrète des Algériens souligne une vérité dérangeante : la souveraineté économique ne se décrète pas par des cérémonies, elle se construit par des politiques capables de répondre aux besoins immédiats de la société.


Yacine M

 
 
 

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