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Budget 2027 : l’Algérie anticipe un déficit record de 63,3 milliards de dollars

il y a 2 minutes
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L’Algérie s’apprête à franchir un nouveau seuil dans le déséquilibre de ses finances publiques. Selon Asharq Bloomberg, qui affirme avoir consulté le texte du projet de loi de finances 2027, le déficit budgétaire devrait atteindre 63,3 milliards de dollars l’an prochain, contre 40 milliards de dollars prévus pour l’exercice 2026.


Les chiffres avancés par le média économique révèlent l’ampleur de l’écart entre les ressources de l’État et ses dépenses. Le projet de budget table sur des dépenses de 132 milliards de dollars, soit 17 882,648 milliards de dinars, alors que les recettes ne devraient pas dépasser 68,7 milliards de dollars, équivalant à 9 251,140 milliards de dinars. Le différentiel entre ces deux montants porterait ainsi le déficit à 63,3 milliards de dollars.


Cette projection traduit la poursuite d’une politique budgétaire fortement expansionniste. Malgré les appels récurrents à la rationalisation de la dépense publique, l’État continue de mobiliser d’importantes ressources pour financer les programmes sociaux, soutenir le pouvoir d’achat, poursuivre les grands chantiers d’infrastructures et accompagner les projets considérés comme stratégiques pour la diversification de l’économie.


Les orientations budgétaires dévoilées ces derniers mois montrent que les autorités entendent maintenir un niveau élevé d’investissement public, notamment dans les secteurs des mines, de l’hydraulique, du logement et de l’agriculture. Cette stratégie vise à soutenir la croissance hors hydrocarbures, tout en préservant les engagements sociaux de l’État.


Le creusement attendu du déficit intervient cependant dans un contexte où l’économie algérienne demeure largement dépendante des revenus pétroliers et gaziers. Malgré la progression des recettes fiscales ordinaires enregistrée ces dernières années, les hydrocarbures continuent de constituer le principal pilier des finances publiques. Toute variation significative des cours de l’énergie reste donc susceptible d’affecter l’équilibre budgétaire du pays.


Les projections du cadre budgétaire pluriannuel évoquées dans la presse spécialisée faisaient déjà état d’un déficit du Trésor équivalant à 11,4 % du produit intérieur brut en 2027, un niveau qui témoigne de la persistance des tensions sur les finances publiques malgré les efforts affichés de maîtrise des dépenses.


Si les chiffres rapportés par Asharq Bloomberg sont confirmés lors de la présentation officielle du projet de loi de finances, 2027 marquerait ainsi une nouvelle étape dans l’élargissement du déficit budgétaire algérien. Ils traduisent surtout le choix des autorités de maintenir un effort budgétaire soutenu afin de préserver la dynamique d’investissement public et les politiques sociales, au prix d’un recours accru aux mécanismes de financement du déficit. aux mécanismes de financement du déficit.


Yacine M


 
 
 

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