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Chérif Mellal condamné une nouvelle fois à quatre ans de prison ferme

il y a 8 minutes
2 min de lecture

La Cour d'Alger a maintenu la peine infligée à l'ancien président de la JS Kabylie, poursuivi pour infractions à la législation des changes et blanchiment d'argent. Le parquet général réclamait dix ans. Détenu depuis janvier 2023, il devrait recouvrer la liberté dans moins de quatre mois.


La chambre pénale de la Cour d'Alger a rendu son verdict mercredi 23 septembre dans l'affaire Chérif Mellal. L'ancien président de la JSK reste condamné à quatre ans de prison ferme, a rapporté Berbère Télévision. À l'audience du 9 septembre, le procureur général avait requis dix ans, avec des amendes contre les personnes morales poursuivies et la confiscation des biens saisis.


Sa libération est prévue le 18 janvier 2027. La date correspond au terme des quatre années décomptées depuis son placement sous mandat de dépôt, le 19 janvier 2023, par le juge d'instruction du pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M'hamed. Chérif Mellal avait été interpellé deux jours plus tôt à Tizi Ouzou.


Troisième passage devant les juges


Le dossier a déjà été jugé deux fois. Le 23 octobre 2024, le tribunal de Sidi M'hamed avait prononcé la même peine, assortie d'une amende de 224 223 302 dinars, pour violation de la réglementation des changes et des mouvements de capitaux et pour blanchiment. Les poursuites portaient sur ses sociétés d'importation et de vente de véhicules, dont une en Algérie et deux à l'étranger. Son frère Ghilès, en fuite, avait écopé de dix ans par contumace et le mandat d'arrêt international lancé contre lui avait été maintenu. La Cour d'Alger avait confirmé ce jugement le 25 février 2025.


La défense s'était ensuite tournée vers la Cour suprême. En février 2026, ce pourvoi en cassation n'avait toujours pas été examiné, déplorait Me Fetta Sadat. Le 19 août, la chambre pénale avait rejeté une énième demande de mise en liberté provisoire et fixé l'audience au 9 septembre, avant de mettre l'affaire en délibéré.


L'ancien dirigeant, qui a présidé la JSK de 2018 à 2021, a toujours nié les faits. Ses avocats ont dénoncé à chaque étape des irrégularités de procédure et contesté l'authenticité de certaines pièces du dossier, en affirmant que leurs plaintes sur ce point n'avaient pas été instruites. Il a mené plusieurs grèves de la faim pour réclamer que son procès soit programmé.


Une première procédure, pour « atteinte à l'intégrité du territoire national », s'était soldée par une condamnation à dix-huit mois de prison en octobre 2023, puis par une relaxe en appel le 8 janvier 2024. Chérif Mellal était resté détenu au titre du volet financier. S'il sort à la date annoncée, il aura purgé la totalité de sa peine sans avoir obtenu un seul jour de liberté provisoire.



Amine B.

 
 
 

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