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Droits Humains: Human Rights Watch pointe les contradictions des dirigeants mondiaux

Dans son rapport mondial pour l’année 2023 paru ce jeudi 11 janvier, l’ONG Human Rights Watch examine les pratiques en matière de droits de l’homme dans près de 100 pays. Le rapport pointe les contradictions des dirigeants mondiaux sur le sujet.


« L’année qui vient de s’achever a été terrifiante, non seulement au vu de la répression des droits humains et des atrocités de guerre qui ont été commises, mais aussi en raison de l’indignation sélective et de la diplomatie transactionnelle. Ces pratiques gouvernementales ont profondément porté atteinte aux droits de tous ceux restés en marge de "deals" inavoués.» Indique l'ONG.


« Et pourtant, malgré cette morosité, nous avons vu des lueurs d’espoir, montrant qu’il est possible d’emprunter une voie différente.», poursuit l'ONG de défense des droits humains dans son rapport.


L'Union européenne n'a toujours pas respecté ses engagements en matière de droits fondamentaux en 2023:

L’année 2023 a donc été une catastrophe pour la défense des droits humains. Non seulement en raison de la guerre entre Israël et le Hamas, du conflit en Ukraine, en Birmanie, en Éthiopie et dans tout le Sahel, mais aussi en vertu des indignations sélectives des gouvernements face aux violations des droits humains, s’alarme Human Rights Watch dans son rapport annuel de 734 pages, rendu public ce jeudi 11 janvier.


Ainsi, l’ONG observe que si de nombreux gouvernements ont condamné les crimes de guerre du Hamas, ils se sont montrés réservés dans leur réponse à ceux commis par le gouvernement israélien. Et d’évoquer en premier lieu les États-Unis et la plupart des États membres de l’Union européenne (UE).


Les contradictions du bloc occidental:

Washington ferme aussi les yeux sur les violations massives des droits humains commis par ses alliés tels que l’Arabie saoudite, l’Inde et l’Égypte. Une même cécité observée de la part de l’UE et de ses principaux États membres comme la France.


Des décisions politiques ont, par ailleurs, creusé les inégalités partout dans le monde, suscitant la colère de millions de gens contraints à lutter pour leur survie.


Les droits des femmes et des filles et des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) ont connu de durs revers en de nombreux pays, à l’exemple de la persécution basée sur le genre des talibans en Afghanistan.


Les causes profondes de ces crises des droits humains et leurs conséquences transcendent souvent les frontières et ne peuvent être résolues par des gouvernements agissant seuls.


La compréhension de ces menaces et les réponses à y apporter doivent être ancrées dans les principes universels des droits humains internationaux et de l’état de droit.


Ces idéaux ont été fondés sur des expériences humaines partagées et adoptés par des nations de toutes les régions, il y a 75 ans, dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui est le fondement de toutes les conventions et tous les traités contemporains dans le domaine des droits humains.


« Ce socle est aujourd’hui plus nécessaire que jamais. Mais ce système, sur lequel nous comptons pour protéger les droits partout dans le monde, est menacé. », affirme l'ONG.


Chaque fois qu’un gouvernement néglige ou rejette ces principes universels et mondialement acceptés, quelqu’un en fait les frais – en termes de droits et de libertés, au détriment de sa santé ou de ses moyens de subsistance, et parfois de sa vie.


Le Rapport mondial en français est une version abrégée du Rapport 2024 complet en anglais.


La rédaction



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