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Algérie : le sort du journaliste Ihsane El Kadi entre les mains de la Cour suprême

Le journaliste Ihsane El Kadi
Le journaliste Ihsane El Kadi

La Cour suprême algérienne examinera le 12 octobre prochain les pourvois déposés par les avocats du journaliste Ihsane El Kadi, actuellement emprisonné après avoir été condamné en première instance et en appel dans deux affaires distinctes.


Directeur du groupe Interfaces-Média (Radio-M, Maghreb Emergent), Ihsane El Kadi avait été condamné en juin 2022 à 6 mois ferme pour « diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l’unité nationale », « perturbations des élections » et « réouverture du dossier de la tragédie nationale », peine confirmée en appel après une plainte du ministère de la Communication.


Dans cette affaire, Ihsane El Kadi était jugé pour un article paru en mars 2021 sur Maghreb Emergent où il y défendait l'idée d'un dialogue inclusif entre le Hirak et tous les courants politiques, y compris la formation islamo-conservatrice Rachad.


Cette analyse en faveur de l'ouverture et du pluralisme était visiblement mal perçue par les autorités, qui ont vu dans cet écrit un motif pour sanctionner le directeur du site d’information. 


Dans une seconde affaire, il avait écopé en première instance de 5 ans de prison dont 3 fermes pour « financement étranger ». Mais la cour d'appel a alourdi cette peine à 7 ans, dont 5 fermes, en juin dernier.


Ses avocats ont déposé des pourvois en cassation, dénonçant « des procès politiques » et l'absence « d'éléments à charge ». Ils attendent de la Cour suprême qu'elle infirme ces jugements et acquitte le journaliste incarcéré depuis décembre 2022.




Devenu pour ses soutiens un « symbole de la répression contre la liberté de la presse », Ihsane El Kadi reste menacé de purger jusqu'à 7 ans de prison si la Cour suprême valide les condamnations.


Sophie K.


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