Algérie : Arrestation de l’écrivain et poète « Allas Di Tlelli » à la veille du Nouvel An
- cfda47
- il y a 12 heures
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L’écrivain, poète et journaliste kabyle Allas Di Tlelli a été interpellé à son domicile à Ath-Bouadou, dans la wilaya de Tizi Ouzou, lors d’une opération menée par la gendarmerie nationale à la veille du Nouvel An. Son arrestation a immédiatement suscité de vives réactions dans les milieux culturels et militants amazighs.
Selon plusieurs sources locales, les forces de l’ordre ont procédé à une perquisition du domicile de l’auteur, saisissant notamment son ordinateur et divers documents personnels. Après plusieurs jours de garde à vue, Allas Di Tlelli a été placé en détention provisoire, sans que les autorités ne communiquent officiellement sur les motifs de son arrestation.
Un écrivain engagé pour la culture amazighe
Connu pour ses écrits en tamazight et son engagement en faveur de la préservation de la culture kabyle, Allas Di Tlelli est une figure respectée du paysage littéraire amazigh. Ses poèmes et chroniques, souvent critiques envers les politiques culturelles de l’État, lui ont valu une large audience, notamment auprès de la jeunesse kabyle.
Plusieurs organisations, dont le Congrès Mondial Amazigh (CMA), dénoncent une arrestation « arbitraire » et « politiquement motivée ». Elles affirment qu’aucune infraction ne justifie son placement en détention et y voient une nouvelle tentative de museler les voix dissidentes.
Vives réactions et appels à sa libération
Sur les réseaux sociaux, écrivains, militants et anonymes ont exprimé leur indignation. Des appels à la libération immédiate de l’auteur circulent, tandis que des collectifs culturels préparent des actions de soutien. Pour l’heure, aucune déclaration officielle n’a été faite par les autorités algériennes, laissant planer un flou sur les raisons exactes de cette interpellation.
L’arrestation d’Allas Di Tlelli s’inscrit dans un contexte plus large de pression accrue sur les journalistes, artistes et militants en Kabylie. Plusieurs observateurs y voient une stratégie visant à réduire l’espace d’expression publique dans la région.
Yacine M