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Algérie : le militant Slimane Bouhafs de nouveau empêché de quitter le territoire

  • il y a 5 minutes
  • 3 min de lecture

Les autorités algériennes ont une nouvelle fois interdit au militant des droits humains Slimane Bouhafs de quitter le territoire national, selon des sources proches de l’activiste. Il s’agit du deuxième incident en moins d’une semaine, alimentant les inquiétudes des organisations de défense des droits fondamentaux quant à la persistance des restrictions visant les militants et les minorités religieuses dans le pays.


Les restrictions visant les militants et les minorités religieuses en Algérie refont surface avec un nouvel incident impliquant Slimane Bouhafs, figure emblématique des violations des droits humains dans le pays. Alors que les organisations internationales alertent depuis des années sur l’érosion progressive des libertés fondamentales, cette affaire ravive les inquiétudes quant au respect effectif des droits civiques et religieux sur le territoire algérien.


Un contrôle aux frontières qui interroge


D’après les informations recueillies, Bouhafs aurait été retenu à un poste frontalier alors qu’il tentait de voyager légalement. Les agents lui auraient signifié une interdiction de sortie du territoire sans fournir d’explication officielle. Aucune communication n’a été publiée par les autorités algériennes à ce sujet.


Cette mesure intervient alors que l’activiste, d’origine amazighe et converti au christianisme, demeure sous surveillance depuis sa libération en 2024. Plusieurs ONG affirment qu’il vit dans une situation administrative floue, sans documents d’identité valides, ce qui l’empêche de circuler librement.


Un parcours marqué par les violations des droits humains


Slimane Bouhafs est devenu une figure emblématique des atteintes aux libertés en Algérie. Réfugié en Tunisie en 2020, il avait obtenu un statut de protection du HCR avant d’être enlevé à Tunis en 2021 puis transféré en Algérie, un épisode dénoncé par des experts de l’ONU comme une violation grave du droit international.


Poursuivi pour des accusations liées au “terrorisme”, il avait été condamné à trois ans de prison, une décision largement critiquée par les défenseurs des droits humains. Sa libération n’a pas mis fin aux pressions, selon ses proches.


Un climat de plus en plus hostile aux libertés religieuses


Le cas Bouhafs s’inscrit dans un contexte plus large de rétrécissement des libertés religieuses et civiques en Algérie. Ces dernières années, plusieurs églises protestantes ont été fermées, des convertis ont été poursuivis pour “prosélytisme”, et des militants amazighs ont été arrêtés pour des motifs jugés politiques.


Les organisations internationales pointent une tendance préoccupante : l’utilisation de lois sécuritaires pour museler les voix dissidentes et restreindre les activités des défenseurs des droits humains.


Des réactions attendues


Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée. Les ONG, elles, appellent à la levée immédiate de toute restriction arbitraire visant Slimane Bouhafs et demandent à l’Algérie de respecter ses engagements internationaux en matière de droits fondamentaux.


L’affaire Slimane Bouhafs met une nouvelle fois en lumière les tensions persistantes autour des libertés religieuses en Algérie. Malgré les engagements internationaux du pays, les organisations de défense des droits humains constatent une tendance durable à la restriction des pratiques religieuses minoritaires et à la criminalisation des voix dissidentes.


Les obstacles répétés à la liberté de mouvement de militants comme Bouhafs illustrent un climat où la sécurité nationale est souvent invoquée pour justifier des mesures jugées disproportionnées. À l’heure où la communauté internationale appelle à davantage de garanties et de transparence, l’Algérie se retrouve face à un enjeu crucial : rétablir la confiance en assurant le respect effectif des droits fondamentaux pour tous ses citoyens.


Yacine M

 
 
 
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