Après avoir été privé de thèse, Samir Larabi est exclu de l’Université de Béjaïa
- cfda47
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Après avoir été privé de la soutenance de sa thèse de doctorat pour des raisons inexpliquées, Samir Larabi a été définitivement exclu de l’Université Aberrahmane-Mira de Béjaïa, a indiqué le concerné dans un post sur sa page facebook.
« Alors que je m’attendais que l’université respecte enfin la réglementation en vigueur et débloque ma soutenance de doctorat en Sociologie, je découvre aujourd’hui avec stupéfaction que la réunion du Conseil Scientifique de l’Université de Béjaïa a décidé de m’exclure de l’université », en effet écrit le doctorant en sociologie.
Samir Larabi bataille depuis de longs mois pour faire accepter la soutenance de sa thèse de doctorat en sociologie. Alors que le conseil scientifique avait accepté le travail du doctorant après la levée de toutes les réserves, le Recteur a refusé d’accepter la soutenance au sein de son université. Après de nombreux courriers, le directeur de l’établissement universitaire a expliqué sa décision par des « réserves » des services de sécurité ; ce que Samir Larabi refuse d’admettre. Il a rendu l’affaire publique, multipliant les publications sur les réseaux sociaux et dans certains médias dans le but de prendre à témoins l’opinion publique. Plus de deux mois après les premières publications, en décembre 2025, l’universitaire n’a reçu aucune réponse, ni de l’Université de Béjaïa, ni du ministère de l’Enseignement Supérieur.
La dernière séquence de cette affaire est donc celle de l’exclusion de Samir Larabi de l’Université de Béjaïa parce que la thèse « ne peut pas être soutenue ». Pourtant, « le recteur et le CSU (Le conseil scientifique de l’Université) n’ont pas le droit d’exclure un doctorant de l’université, ce n’est pas de leurs prérogatives », a-t-il réagi. « C’est du jamais vu dans l’histoire de l’université algérienne et que les responsables de l’université de Bejaia œuvrent pour la traîner dans la boue », note encore Samir Larabi qui dit « ne pas trouver les mots » pour qualifier cette situation tellement il était « choqué ».
Ce qui est intrigant, c’est le silence du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique sur cette situation inédite. Les interpellations de Samir Larabi, celle de nombreuses personnalités et des parlementaires qui ont chacun demandé à l’Etat de prendre position pour protéger la liberté académique, sont restées lettre morte.
Que reste-t-il dans ce cas ? La justice ? Dans l’entourage de Samir Larabi, on assure que ce dernier compte porter plainte. Mais il attend toujours une réaction officielle du ministère de l’Enseignement supérieur avant de trancher la question.
Essaïd Wakli



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