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Boualem Sansal, l’écrivain insurgé qui franchit la « Coupole »

  • cfda47
  • il y a 2 heures
  • 1 min de lecture

Boualem Sansal, l’écrivain algérien longtemps censuré dans son pays, a été élu à l’Académie française, devenant l’un des nouveaux “immortels”. L’annonce, faite ce jeudi à Paris, a immédiatement suscité une vague de réactions dans le monde littéraire francophone.


L’auteur de 2084. La fin du monde, souvent salué pour la puissance de son écriture et la rigueur de sa pensée, accède ainsi à l’une des institutions les plus prestigieuses de la culture française. Son élection intervient quelques mois seulement après sa libération d’une prison algérienne, où il avait été détenu pour ses prises de position critiques envers le pouvoir. Cette trajectoire, de la censure à la consécration, donne à son entrée sous la Coupole une dimension hautement symbolique.


Les académiciens ont voté massivement en sa faveur, reconnaissant en lui une voix majeure de la littérature contemporaine. Sansal occupera désormais le fauteuil n°3, laissé vacant depuis la disparition de Jean‑Denis Bredin. Pour beaucoup, son arrivée marque un geste fort en faveur de la liberté d’expression et de la diversité des voix francophones.


À Alger comme à Paris, l’annonce a fait réagir. Certains y voient un camouflet adressé aux autorités algériennes, d’autres une victoire de la littérature sur la répression. Boualem Sansal, fidèle à son ton mesuré, s’est contenté de déclarer qu’il recevait cette élection comme « un hommage à la langue française et à ceux qui la servent avec passion ».


Son installation officielle sous la Coupole devrait avoir lieu dans les prochains mois. D’ici là, l’écrivain continue de travailler à son prochain roman, convaincu que la littérature reste l’un des derniers espaces de liberté.


Yacine M

 
 
 

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