Code de la route : le ministre de la Justice tente d'éteindre l'incendie
- 13 janv.
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Dernière mise à jour : 15 janv.

Après une semaine de grève des transporteurs, Lotfi Boudjema assure que les peines alourdies ne visent que les conducteurs en état d'ivresse ou sous l'emprise de stupéfiants. Les détentions provisoires ne concerneraient que 0,5 % des cas.
Le gouvernement cherche à calmer le jeu. Devant le Conseil de la nation ce mardi, le ministre de la Justice Lotfi Boudjema s'est employé à désamorcer la polémique née des dispositions jugées sévères du nouveau code de la route. Un texte qui a provoqué un bras de fer avec les professionnels du transport en ce début d'année.
Le garde des Sceaux a tenu à distinguer l'accident ordinaire des infractions graves. Les peines alourdies, a-t-il martelé, ne s'appliquent qu'à des circonstances précises : conduite en état d'ébriété, sous l'emprise de stupéfiants ou de psychotropes, délit de fuite, ou détention d'un permis falsifié. Les automobilistes impliqués dans des accidents classiques ne sont pas concernés.
“Des inquiétudes légitimes mais pas de quoi alarmer”
Sur la question sensible de la détention provisoire, le ministre a voulu rassurer en avançant un chiffre : 0,5 %. C'est, selon lui, la proportion de cas donnant lieu à un placement en détention, tous liés aux infractions graves énumérées plus haut. Les magistrats, a-t-il ajouté, sont conscients de leur responsabilité et traitent chaque dossier selon ses particularités.
Lotfi Boudjema a reconnu que les inquiétudes exprimées par les citoyens étaient légitimes, tout en estimant qu'elles ne devaient pas virer à la psychose. Le texte, élaboré par des spécialistes en concertation avec les acteurs du secteur, vise avant tout à protéger des vies face à la hausse alarmante des accidents de la route. Certaines dispositions pénales, a-t-il concédé, manquaient de clarté, ce qui a alimenté les interrogations.
Cette mise au point intervient après plus d'une semaine de grève observée par les chauffeurs de poids lourds, d'autobus et de taxis au début du mois. Le mouvement n'a pris fin qu'après les assurances fournies par les autorités.
Sophie K.



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