Commission de la condition de la femme à l'ONU : avec 49% de femmes magistrates, l'Algérie présentée comme modèle régional
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Réuni à New York du 9 au 19 mars 2026, la Commission de la condition de la femme de l'ONU a été l'occasion pour l'Algérie de mettre en avant ses 49% de femmes dans la magistrature, saluées par le PNUD comme une référence régionale.
En marge de la 70e session de la Commission de la condition de la femme des Nations Unies (CSW70), tenue du 9 au 19 mars 2026 à New York, l'Algérie a présenté son bilan en matière de représentation des femmes dans le secteur judiciaire. L'occasion a donné lieu à une prise de position notable d'Abdallah Al Dardari, Sous-Secrétaire général des Nations Unies et directeur du Bureau régional pour les États arabes au PNUD.
Al Dardari a salué l'engagement de l'Algérie dans le processus d'obtention du « Gender Seal », le label d'égalité de genre pour les institutions publiques délivré par le PNUD. Il a relevé que les femmes représentent près de 49 % du corps judiciaire algérien, voire davantage, soulignant que ce chiffre positionne l'Algérie comme pionnière non seulement sur le label, mais aussi sur la participation des femmes à la justice. Ce constat est corroboré par des données algériennes antérieures : les femmes représentent plus de 50 % du secteur de la magistrature, présentes comme parquetières, magistrates du siège et présidentes de cours et de chambre.
Selon les informations présentées à la CSW70, l'Algérie est la première institution judiciaire du monde arabe à s'être engagée dans la procédure de certification du Gender Seal, en partenariat entre le PNUD et le Conseil supérieur de la magistrature. Ce label est utilisé par plus de 110 institutions publiques dans 32 pays pour renforcer la gouvernance interne, améliorer la prestation de services et intégrer des approches sensibles au genre.
Al Dardari a précisé les retombées concrètes attendues du label. À court et moyen terme, il doit améliorer l'efficacité de la planification et de l'exécution budgétaire en y intégrant une approche genre. À plus long terme, il vise à renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions publiques. « Si toutes les institutions obtiennent ce label, cela conduira à une renaissance dans la performance des institutions publiques », a-t-il estimé.
Cette dynamique s'appuie sur un partenariat structuré entre le ministère algérien de la Justice et le PNUD. Après une première phase lancée en novembre 2023, qui a permis d'identifier les obstacles structurels et socioculturels limitant la progression des femmes magistrates, une deuxième phase couvrant 2025-2029 a été lancée en octobre 2025, avec pour objectif de renforcer l'accès des femmes aux postes de responsabilité au sein de la magistrature. La CSW70 s'est tenue sous le thème « Garantir et renforcer l'accès à la justice pour toutes les femmes et les filles », offrant à l'Algérie un cadre approprié pour valoriser cette expérience à l'échelle régionale et internationale.
Sophie K.
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