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La Confédération Syndicale Autonome «CSA» non agréée, dénonce la politique sélective du gouvernement

La CSA « Confédération des syndicats autonomes » non agréée à ce jour, a organisé une réunion le 19 novembre 2023 en présence de tous ses syndicats. À l'issue de cette réunion, elle a publié un communiqué.


Il convient de rappeler que la création de la confédération CSA en 2018 a été réalisée par treize syndicats, parmi lesquels les plus importants étaient le CNAPEST, le SNAPEST, le CLA, l'UNPEF et le SATEF.


Par le dépôt légal du dossier de constitution auprès du ministère du travail, ils ont exprimé leur volonté de mettre en place une entité susceptible de rivaliser ou accompagner l'UGTA, le syndicat officiellement soutenu par le pouvoir en place à l'époque et ce, conformément avec la loi autorisant le pluri-syndicalisme. À cet égard, le silence observé par le ministère du travail témoignait clairement du refus des autorités de reconnaître cette nouvelle structure.


Dans son communiqué, la CSA exprime son mécontentement concernant le non-obtention de son récépissé d'enregistrement, déclarant que cela démontre la politique sélective du gouvernement dans le domaine du partenariat social.


Selon l'organisation, le ministère du Travail refuse de répondre aux correspondances de nombreux syndicats, confirmant ainsi la fermeture du dialogue social constructif.


Cela représente un recul dans l'exercice syndical et une violation des droits constitutionnels essentiels pour les salariés et leurs représentants syndicaux.


La CSA souligne qu'elle a pris ses responsabilités en s'adressant directement au président de la République et au Premier ministre. La Confédération rejette fermement les restrictions imposées par les lois sur l'exercice syndical et le règlement des conflits au travail, qui entravent gravement les libertés d'association.


En, outre, La CSA demande au président de la République de revoir la loi sur l'exercice syndical pour la rendre conforme à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par l'Algérie. Elle met en garde le gouvernement contre les tentatives de faire fi de l'histoire des luttes du mouvement syndical algérien et appelle toutes les composantes du mouvement à se mobiliser pour protéger les acquis obtenus grâce aux sacrifices des travailleurs et des fonctionnaires.


Par le dédain qu'il manifeste envers la Confédération Syndicale d'Algérie (CSA), une organisation pourtant réputée "réformiste" et soucieuse de maintenir l'équilibre politique tout en évitant toute dérive radicale, le pouvoir en place rejette de facto tout idéal de pluralité syndicale et toute forme de contestation du milieu professionnel, préférant perpétuer l'ancienne et fidèle alliance de l'UGTA.



Yacine M

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