Enquête pour blanchiment et corruption : Mohamed Bedjaoui dans la tourmente
- cfda47
- il y a 42 minutes
- 2 min de lecture

Le Parquet national financier (PNF) a confirmé mener des investigations visant Mohamed Bedjaoui, ancien ministre algérien et ex‑président de la Cour internationale de justice (CIJ), au sujet de soupçons de blanchiment d’argent, fraude fiscale et corruption internationale. L’affaire, révélée progressivement depuis 2023, a pris une nouvelle ampleur après plusieurs signalements adressés au PNF entre 2024 et 2025.
L’ancien ministre algérien et ex‑président de la Cour internationale de justice, Mohamed Bedjaoui, se retrouve au centre d’une affaire judiciaire d’ampleur. Le Parquet national financier mène en effet plusieurs investigations portant sur des soupçons de blanchiment d’argent, fraude fiscale et corruption internationale. Ces enquêtes, déclenchées à la suite de signalements successifs depuis 2023, interrogent l’origine d’un patrimoine immobilier considérable détenu en France et soulèvent des enjeux diplomatiques sensibles.
Un patrimoine français au cœur des interrogations
Selon les éléments transmis à la justice, Mohamed Bedjaoui détiendrait en France un patrimoine immobilier estimé à près de 35 millions d’euros. Les enquêteurs cherchent à déterminer si l’origine de ces fonds est compatible avec les revenus d’un haut magistrat international, évalués autour de 15 000 euros mensuels lorsqu’il siégeait à La Haye.
Plusieurs acquisitions immobilières, parfois réalisées via des sociétés civiles ou des montages complexes, attirent particulièrement l’attention des magistrats financiers.
Des soupçons de corruption liés au Qatar
L’affaire trouve son origine dans un premier signalement déposé en 2023 par le député français Philippe Latombe. Celui-ci évoquait de possibles tentatives d’influence du Qatar sur des décisions de la CIJ, notamment dans le cadre d’un ancien différend territorial avec Bahreïn. Bedjaoui, en tant qu’ancien président de la Cour, aurait pu jouer un rôle d’intermédiaire, selon les accusations relayées par plusieurs médias d’investigation.
Aucune mise en examen n’a été prononcée à ce stade, mais le PNF considère les éléments suffisamment sérieux pour poursuivre ses vérifications.
Une affaire à dimension géopolitique
Le dossier dépasse largement le cadre judiciaire français. Il s’inscrit dans un contexte de rivalités régionales au Moyen‑Orient, où les accusations d’ingérence et de corruption autour d’organes internationaux sont devenues un terrain de confrontation diplomatique.
Pour les enquêteurs, il s’agit désormais de déterminer si des flux financiers en provenance d’États étrangers ont pu transiter vers Bedjaoui ou son entourage, et dans quel but.
Une enquête encore loin d’être close
En janvier 2026, de nouvelles révélations ont confirmé que l’enquête du PNF était toujours active. Les investigations portent à la fois sur l’origine des fonds, les circuits financiers utilisés et d’éventuels avantages indus reçus par l’ancien magistrat.
Mohamed Bedjaoui, aujourd’hui âgé de plus de 90 ans, n’a pas publiquement réagi aux dernières avancées du dossier. Ses proches contestent toute irrégularité et dénoncent une instrumentalisation politique.
Yacine M



Commentaires