Ferraille, favoritisme et fonds publics : l’ex‑ministre Ali Aoun face au tribunal
- cfda47
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Démis du gouvernement en novembre dernier, l'ancien ministre de l'Industrie sera jugé à Alger dans une affaire de malversations portant sur des transactions de ferrailles au sein du groupe public Imetal. Vingt-cinq personnes sont citées à comparaître.
L'ancien ministre de l'Industrie et de la Production pharmaceutique sera jugé à partir du 2 février devant le pôle pénal économique et financier de Sidi M'hamed, rapporte ce lundi le quotidien Echorouk. Ali Aoun, qui comparaîtra libre, est poursuivi aux côtés de son fils et de 23 autres personnes dans une affaire de malversations impliquant plusieurs entreprises publiques.
Parmi les accusés figurent l'homme d'affaires oranais Nounou Manita, l'ancien président de la FAF et ex-PDG du groupe Madar Charaf Eddine Amara, ainsi que plusieurs anciens dirigeants d'entreprises publiques, à savoir les ex-PDG de Fondal, filiale du groupe Imetal, du complexe sidérurgique d'El Hadjar et de l'hôtel Aurassi. Un responsable d'une concession automobile représentant une marque chinoise est également cité.
Les chefs d'accusation retenus portent sur la conclusion de transactions contraires à la réglementation, l'obtention d'avantages indus, le détournement de fonds publics et l'abus de pouvoir. Les faits concernent des opérations d'achat et de vente de déchets ferreux et non ferreux ayant causé un préjudice au groupe public Imetal, devenu depuis la Société nationale de sidérurgie (SNS).
Ali Aoun avait été condamné en 2007 dans le cadre de l'affaire Khalifa, pour des faits liés à sa fonction de PDG du groupe Saïdal entre 1995 et 2008, avant d'être relaxé en 2022.
Revenu dans le giron public la même année à la tête de la Pharmacie centrale des hôpitaux, il avait accédé au gouvernement en septembre 2022 au portefeuille de l'Industrie pharmaceutique, élargi en mars 2023 à l'Industrie. Il a été démis de ses fonctions en novembre 2024, après l'éclatement de l'affaire actuellement instruite.
Amine B.



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