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Hassan, l’un des derniers généraux des années 1990 est remplacé

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Après seulement une année de présence à la tête de la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), le Général-Major Abdelkader Aït-Ouarabi, dit le Général Hassan, a été remplacé, jeudi 21 mai, par son adjoint, le général Mounir Zahi. Avant d’être nommé et installé par le général d’armée Saïd Chengriha à la tête de ce poste sensible, le quinquagénaire était notamment attaché militaire de l’ambassade d’Algérie à Washington. En octobre dernier, le chef de l’Etat l’avait désigné comme numéro deux de ce service de renseignement, avec la possibilité d’assister aux réunions du Haut Conseil de sécurité.


C’est un chapitre qui se referme ainsi dans les forces armées. Après avoir travaillé une quarantaine d’années durant au sein des services de renseignements de l’armée, l’ancien département de renseignement et de sécurité (DRS), Abdelkader Aït-Ouarabi, natif d’Alger en 1950, il a notamment dirigé le Service de coordination opérationnelle et du renseignement antiterroriste de 2006 à 2013. A ce titre, il gérait notamment le front du Sahara où il a réussi à contenir les activités des groupes terroristes. Mais l’attentat sanglant de Tiguentourine, en janvier 2013, a mis fin à cette aventure. Relevé de ses fonctions, il sera poursuivi et mis en prison en 2025 pendant cinq ans pour « sédition ». Il quittera la prison en 2020 avant d’être réhabilité par le chef d’Etat-Major de l’armée, Saïd Chengriha. Il a été rappelé en mai 2025 pour présider aux destinées des renseignements intérieurs en remplacement de Abdelkader Haddad, dit Nacer El-Djen, détenu pour des affaires de corruption.


Abdelkader Aït-Ouarabi reste, avec Saïd Chengriha et quelques rares officiers, l’un des derniers chefs importants de la période de la lutte contre le terrorisme islamiste des années 1990. Des sources concordantes prédestinent le général expérimenté à un poste plus important, probablement celui du coordinateur des services de renseignements.


Le nouveau chef de la DGSI, lui, fait partie de la nouvelle génération d’officiers supérieurs de l’ANP. Originaire de Ghardaïa, il a notamment été attaché militaire à l’ambassade d’Algérie aux USA. Puis, depuis 2023, le chef de l’Etat lui a confié la mission de mener le dialogue stratégique avec les Etats-Unis, portant notamment sur la lutte contre le terrorisme et la sécurité dans la région du Sahel. Ce dialogue a conduit à plusieurs visites des chefs de l’Africom en Algérie.


La direction générale de la Sécurité intérieure relève du ministère de la Défense nationale. Sa mission est surtout de lutter contre la subversion, le terrorisme et de ramasser et rassembler le renseignement sur tout ce qui peut toucher à la sécurité du pays à l’intérieur des frontières nationales. Les agents de ce département ont également la qualité d’officier de police judiciaire, ce qui leur permet d’enquêter sur certaines affaires de corruption et détournement des biens publics.


En plus de ces missions de surveillance, cette aile de l’ex-DRS a une autre prérogative : la police politique. Elle a pour mission de surveiller et de traquer les opposants à l’intérieur des frontières du pays. Une pratique qui plombe la scène politique et qui n’est pas près de disparaître malgré l’annonce en 2011 de la suppression de cette « police politique ».


Essaïd Wakli


 
 
 
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