Imane Khelif : un influenceur d'extrême droite devant la justice pour cyberharcèlement
- cfda47
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Le militant d'extrême droite Ugo Gil-Jimenez, connu sous le pseudonyme Papacito, comparaîtra le 26 février devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est poursuivi pour cyberharcèlement et injures discriminatoires visant la championne olympique algérienne, au cœur d'une polémique lors des derniers Jeux de Paris.
La justice française s'apprête à examiner l'une des affaires les plus médiatisées nées des controverses qui ont marqué les Jeux olympiques de 2024. Ugo Gil-Jimenez, figure controversée de la droite radicale sur Internet, sera convoqué devant le tribunal correctionnel parisien pour répondre d'accusations graves : cyberharcèlement aggravé et propos discriminatoires à l'encontre d'Imane Khelif, médaillée d'or en boxe féminine.
Mi-août 2024, soit quelques jours après son sacre olympique dans la catégorie des moins de 66 kg, la pugiliste algérienne avait saisi la justice française. L'enquête, confiée à l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH), a permis d'identifier plusieurs auteurs présumés de messages haineux, dont l'influenceur trentenaire installé en Espagne.
L'origine d'une polémique mondiale
La controverse trouve son origine en mars 2023, lors des championnats du monde de New Delhi. La Fédération internationale de boxe (IBA), organisation non reconnue par le mouvement olympique, avait alors exclu Imane Khelif ainsi que la Taïwanaise Lin Yu-ting, évoquant des tests sur leur genre sans en préciser la nature.
Le Comité international olympique (CIO) a toutefois validé sans réserve l'éligibilité des deux athlètes pour les Jeux de Paris. La question a ressurgi brutalement lorsque l'Italienne Angela Carini a abandonné leur combat dès les premières secondes, déclenchant une tempête sur les réseaux sociaux.
Imane Khelif s'est alors retrouvée au centre d'une campagne massive de désinformation, teintée de propos racistes, la présentant faussement comme “un homme combattant des femmes”. Après son triomphe en finale, la championne avait fermement rétabli les faits : “Je suis née femme, j'ai grandi en tant que femme et je participe aux compétitions en tant que femme. Je suis pleinement qualifiée.”
Sophie K